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Puerta del Sol: Le choc des générations?

Depuis deux semaines des milliers de jeunes Espagnols, se faisant appeler "Los Indignados" ("les indignés" en français, c'est facile l'espagnol!), occupent la Puerta del Sol, place située au cœur de la ville de Madrid et haut lieu symbolique puisque c'est le kilomètre zéro, le point à partir duquel sont calculés les distances entre les villes du pays. C'est aussi le point de départ d'un mouvement qui touche maintenant le pays tout entier et qui s'étend même à quelques capitales européennes comme Paris, Berlin ou même Prague!
Jusqu'à aujourd'hui, la presse avait assez peu parlé de ce mouvement, surement était-elle trop occupée avec le DSKgate, peut être aussi qu'il est plus facile de cogner sur Ben Ali ou Khadafi que sur le sympathique et si consensuel Zapatero.
l'Espagne de José-Luis n'est ni la Tunisie ni la Libye. Elle est bien plus riche que la première et les droits de l'homme y sont bien plus respectés qu'au pays du guide suprême. Et pourtant, les revendications des jeunes espagnols et celles de la "rue arabe" sont présentées par les médias comme assez semblables. Mais n'est-ce pas qu'une apparence renforcée par l'analogie qu'on peut faire entre  la place madrilène et la place Tahir au Caire?

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Le bilan contestable du Docteur DSK au FMI

Autant la culpabilité de Dominique Strauss-Khan dans l'affaire de la chambre d'hôtel du Sofitel et son comportement vis à vis des femmes font débat, autant son bilan à la tête du FMI semble faire l'unanimité, si on excepte quelques troublions comme Mélanchon. Il y a comme une présomption de bonne gestion et une odeur de nécrologie dans l’éloge panégyrique de l'actions de DSK au FMI qu'on nous sert chaque matin dans la presse. Au mieux cela fait naitre un malaise et au pire éveille la suspicion.
 
Mon intention n'est pas de "frapper un homme à terre" – je fais le distinguo entre son action à la tête du FMI et ses démêlés judiciaires comme personne privée – je m'interroge plutôt sur ce consensus médiatique qui fait ressembler des articles de presse de grands journaux et magazines à de vulgaires publi-reportages rédigés par un spin doctor. En effet, quelque que soit le journal, le style et la structure des articles sont les mêmes, le fonds aussi à quelques nuance près, là où un journal de droite soulignera la "pensée commune" avec le président Sarkozy, celui de gauche mettra l'accent sur la coloration keynésienne de l'action Strauss-Khanienne, mais tous ont en commun de ne parler que des réussites supposées et des chantiers non terminés que "notre sauveur aurait pu accomplir, si il n'avait été stoppé dans son élan par les accusations d'une femme de ménage immigrée guinéenne et mère célibataire de surcroit". On nous assène des "vérités" qui ressemblent fort à des slogans, il n'y a pas de place à la critique. Comme Jean Bothorel, je crois que "le consensus c'est l'aliénation joyeuse".
 

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DSK : Ne pas sombrer avec lui

Dominique Strauss-Khan est mort. Politiquement s’entend, bien sure. Quelque que soit l'issue du long procès qui l'attend, le sort public de l'ancien directeur du FMI et ex-futur-président de la république est scellé. Même reconnu innocent, il gardera à jamais la réputation d'un malade sexuel. Les vannes se sont ouvertes et les témoignages vrais ou inventés de femmes contre lui vont d’accumuler, la paroles libérée appelle à la paroles libérée.  
 
L’après-DSK a donc commencé un dimanche matin de mai et cela aucun dirigeant socialiste ne l'avouera en public; on ne frappe pas un homme à terre, et surtout, il y a le sacro-saint principe de la présomption d’innocence.
 

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L’Union européenne doit-elle renégocier le plan de sauvetage de l’Irlande?

Septembre 2008, l'Irlande décide unilatéralement et sans en avertir ses partenaires de l'Union européenne, la mise en place d'une garantie de deux ans pour six de ses grandes banques nationales afin de protéger son système bancaire de la crise financièrement et bancaire qui secoue la planète. Colère des autres capitales européennes, en particulier Londres et Berlin, qui jugent cette initiative discriminante pour les banques non -irlandaises. Finalement Dublin élargira quelques semaines plus tard sa protection à quelques banques étrangères opérant sur son territoire.
Cette mesure a bien fonctionné..même trop bien, car finalement l'état irlandais a hérité d'une montagne de pertes bancaires et a nationalisé ses grandes banques qui sinon auraient fait faillite. Résultat: le déficit public explose à 32% du PIB en 2010 (à comparé à 7% pour la même année pour la France). Rien que le coût de sauvetage de l'Anglo Irish Bank se monte à 34 milliards d'euros soit 15% du PIB irlandais. En trois ans la dette publique irlandaise est passée de 25% du PIB, l'un des plus faible d'Europe, à 98% du PIB en 2010.

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Agences de notation: les derniers boucs émissaires

Encore un article sur les agences de notation! Pas de panique les amis, je ne vais pas vous assommer avec un énième papier sur les pas-beaux-méchants-de-financiers-qui-sont-seuls-responsables-de-tous-nos-malheurs.
Mon propos ici n'est pas de vouer aux gémonies ces "travailleurs de la finance" mais d'expliquer calmement le fonctionnement et les dysfonctionnements de ce métier ainsi que son utilité  (j'imagine que certains d'entre vous sont déjà en train de tomber de l'armoire en lisant ces lignes!) dans le système capitaliste tel qu'il a évolué ces 20 dernières années et qui règne sur plus de 99% de l'humanité. En voiture Simone pour un grand tour sur une route pavée de vérités qui dérangent et où les fausses solutions n'ont pas leur place!
 

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Pourquoi les pauvres ne votent-ils pas à gauche?… Peut-être une question de bon sens!

"Pourquoi les ouvriers ne votent-ils gauche?", "Pourquoi les pauvres snobent-ils la gauche" ou "Pourquoi les classes populaires votent-elles à droite?". La grande question que posent les journalistes aux dirigeants politiques de gauche et que la gauche se pose à elle-même (ou feint de le faire) et qui revient en boucle (le dernier épisode étant l'interview de Mélenchon par Morand sur Europe 1) traduit un profond malaise plus particulièrement au parti socialiste – parti qui aspire à gouverner – qui ne peut ne passer d'un soutient des classes populaires pour revenir  au pouvoir.
 
N'a-t-on jamais entendu un politique de l'U.M.P. se demander pourquoi les bobos – Bourgeois-bohème – des grandes villes ne votaient-ils pas pour la droite? N'a-t-on jamais entendu un des Le Pen se plaindre qu'un pays comme la France, composé en majorité d'une population de race blanche, ne les ait jamais porté au pouvoir?

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