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Les meilleures séries TV et les surcotées

breakingbQuel exercice ardu, voir impossible, qu’un classement des meilleures séries TV établi de manière objective et qui convienne à tous les goûts. Comparer une série fantastique comme Game of the Thrones à un policier comme Les Soprano a autant de sens que de confronter Miss France 2013 et Aronde, la vache de race normande qui a gagné le dernier concours général agricole. La méthode la plus objective, selon moi, est un classement par genre.

Le classement par genre n’est pas parfait pour autant et peut être un véritable casse-tête à cause de la porosité qu’il existe entre des genres même très différents. The Wire, par exemple, est une série policière mais qui aborde de si nombreux sujets politiques, économiques et sociaux qu’on ne sait plus trop comment la classer. Même chose pour Spartacus qui prend de telle liberté avec la réalité historique et utilise de si nombreux effets spéciaux qu’on ne sait plus si on a à faire à une série historique, fantastique ou de combat.

Ce classement reprend des séries qui m’ont marqué en tant que téléspectateur ces dix ou douze dernières années; en gros depuis que les chaines câblées ont pris leur essor aux USA et ont apporté des moyens financiers colossaux aux producteurs de séries; les idées géniales ne coûtent rien mais une bonne équipe de scénaristes et de beaux décors etc. ont un prix. Ne cherchez pas une série français, il n’y en a pas. Braquo ou Maison close sont de bonnes productions mais quand on les compare aux séries US ou même britanniques on rate une marche.

Si vous pensez qu’il y a des oublis flagrants, n’hésiter pas à réagir en laissant un commentaire, j’y répondrais et si il le faut je me sacrifierais en allant les regarder si je ne l’ai jamais fait auparavant. Cet article a été écrit en juillet 2013 mais je compte le mettre à jour aussi souvent qu’une nouvelle étoile apparaitra dans la galaxie des séries.

Les séries policières

La catégorie reine, la plus prolifique, celle qui ne disparaitra jamais, mais aussi celle qui a connu le plus de bouleversements. Avant les années 2000 les scénarios étaient tous similaires pour ne pas dires des clones: Un policier sympa et viril qui coure après des voleurs méchants et pas beaux qu’il rattrape et les remet à la justice mais si en son for intérieur il a envie de se faire justice lui-même, enfin un truc manichéen. Aujourd’hui les flics sont parfois de vrais racailles et les méchants font montre d’une telle humanité que les honnêtes gens ont plus peur des premiers que des seconds. J’exagère bien sûr. On nous montre des flics qui ont des problèmes pour finir les fins de mois et qui, lorsqu’ils découvrent une planque de dealer avec de fortes somme d’argent en liquide, s’en mettent la moitié à droite.Ces policiers n’arrivent pas toujours à satisfaire sexuellement les besoins de leur épouse quand ils ne sont pas carrément gays.

Enfin vous voyez qu’il n’y a plus de repères et après on se plaindre que les gosses de notre époque sont complément déboussolés.

1. The wire

2002 – 2008, 5 saisons
the-wire-moral-midgetry_article_story_mainThe Wire
n’est pas une série c’est un monument. Elle a pour sujet la criminalité au sens large (on ne s’intéresse pas uniquement aux dealers de drogue blacks mais aussi aussi à la corruption des hommes politiques et à la délinquance en cols blancs) dans la ville de Baltimore, à travers la vision de ceux qui la vivent au quotidien.

C’est autant du policier que de la sociologie voir de l’anthropologie. Ne fuyez pas! Les scénaristes sont de formidables conteurs et le tout se regarde agréablement et facilement même pour ceux qui n’ont jamais ouvert un livre de Bourdieu.

La première réaction que j’ai eu en regardant cette série a été l’étonnement face à la place accordée par des acteurs noirs. Beaucoup de Noirs avec beaucoup de temps de jeux et avec des rôles variés (des beaux et des pas beaux, des gentils et des méchants, des femmes et des hommes) et surtout pas cantonés à être les faire-valoir d’acteurs blancs. Bref on est loin d’Huggy les bons tuyaux.

L’autre particularité de cette série est que chacune des cinq saisons qui la compose aborde un thème principal différent même si on retrouve les personnages principaux (sauf ceux qui sont mort dans une saison précédente évidemment).

Un petit avertissement, ne vous arrêtez pas à la qualité de l’image; on a l’impression que la pellicule utilisée sort tout droit d’un surplus d’un studio de cinéma des années 70, rien à voir avec les belles image de Mad Men.

The Wire est une série extrêmement appréciée par les professionnels de la télé et qui les a beaucoup influencé, la preuve est que vous retrouverez la plupart des acteurs qui y ont joué dans beaucoup d’autres séries postérieures.

2. The Shield

2002 – 2008, 7 saisons
The-Shield-TV-17Vic Mackey, Inspecteur de police de Los Angeles dans le quartier de Farmington (quartier fictif), est le chef de la Stricke Team (brigade de choc). Ses méthodes pour combattre le crime, peu conventionnelles mais très efficaces, flirtent souvent avec celles utilisées par les criminels qu’ils poursuivent lui et son équipe. La fin justifie les moyens est la philosophie de ces policiers.

En fait l’équipe de Vic Mackey dépasse si souvent le cadre légal qu’elle passe autant de temps à pourchasser les méchants qu’à rattraper les conneries qu’un de ses membres a fait.

Une petite révolution dans le genre policier. Pour une fois des ripoux sont mise à l’honneur et les bons flics passent pour des baltringues et des chieurs. Je ne connais pas le milieu de la police mais je suis certain que des flics qui se tapent des prostituées dans leur commissariat après les avoir arrêté pour racolage ou qui fument l’herbe saisie à un petit dealer, cela ne doit pas être exceptionnel. Le pire c’est qu’on se prend d’affection pour ces salopards.

Une série à visionner dans toutes les écoles de police pour son réalisme mais pas pour être donnée en exemple.

Les bad boys

Les Bad boys sont le pendant de la catégories précédentes, les séries policières; sans criminels pas de flics et sans flics suivre les aventures des criminels revient à regarder un Inspecteur Derrick un dimanche après-midi pluvieux de novembre. Il y a donc toujours eu des criminels dans les séries policières mais la nouveauté est qu’aujourd’hui ces Bad boys deviennent les personnages principaux des séries et, syndrome de Stockholm oblige,on finit par les trouver sympas même si on ne passerait pas un week-end à Rome avec eux. Mais où va la société!

1. Boardwalk Empire

2010 – toujours en production
boardwalk-empire-pilotAtlantic City, dans les années 20, lors de l’émergence des premiers casinos. Nucky Thompson, politicien véreux se lance dans le trafic d’alcool au moment où débute la Prohibition. Argent sale et corruption sont au rendez-vous, en passant par quelques rencontres avec des figures « historiques » de la pègre comme Al Capone, Lucky Luciano et Meyer Lanski.

C’est presque une fresque de la vie américaine de l’entre-guerre. On y aborde des sujets aussi divers que le casse-tête de la ré-intégration des anciens combattants, je pense en particulier au personnage de Richard Harrow en gueule cassée, les mafias (non seulement siciliennes mais aussi irlandaises et juives), les problèmes raciaux et la très forte influence du Ku Klux Klan dans la société.

Les décors sont bien sûr exceptionnels et la reconstitution d’Atlantic City est bluffante mais ce que j’apprécie le plus dans cette série c’est la densité des personnages secondaires.

Contrairement à ce qu’on peut lire à droite et à gauche, Boardwalk Empire n’est pas lent mais la variété des sujets abordés et le nombre de personnages secondaire exigent de poser calmement le décor sinon on n’aurait rien pigé. Une série à voir dans une période ramassée sinon vous risquez de perdre le fil de l’histoire.

2. OZ

1997 – 2003, 6 saisons
Oz-HBO-drama-set-in-a-US--001Oz
est le surnom d’une prison de haute sécurité de niveau 4 (ne me demandez pas à quoi ce chiffre correspond!). En son sein se trouve Emarald city, une unité pilote créée par Tim Mc Manus, où se côtoient les plus violents criminels et de simples délinquants. Le but de ce projet est de favoriser les interactions sociales entre détenus.

Oz est une série extraordinaire qui ne peut être diffusé aux heures de grandes écoutes; âmes sensibles s’abstenir. Dernière la violence affichée de ce huit-clos se cache une série shakespearienne et sans concession. Ceux qui connaisse l’œuvre de Shakespeare reconnaitront les influences du grand dramaturge anglais, c’est aussi peut-être pour cela que la série n’a jamais rencontré son public en France. Oz ne fait pas de concession, tout le monde en prend pour son grade. En premier lieu les détenus qui sont en prison parce qu’il l’ont mérité et qu’ils sont coupables des faits pour lesquels ils ont été condamnés, rien à voir avec Prison break et « ses pauvres gars victimes d’erreurs judiciaires ». L’administration corrompues est aussi dénoncée ainsi que les politiciens dont la politique carcérale n’est qu’une variable d’ajustement et qui n’hésitent pas à exploiter le moindre problème à des fins électorales.

3. Les Soprano

1999 – 2007, 6 saisons
The Sopranos (P621) "Made In America"Peut-être pas la meilleure série mais celle qui a le plus marqué l’histoire de la télé. Dans le monde des séries, il y a un avant et un après The Soprano; Avant, jouer dans une série était pour n’importe quel acteur un pis aller en attendant un rôle au cinéma et faire une apparition dans un feuilleton était pour un acteur de cinéma comme ouvrir une épicerie pour un aristocrate français du XVII siècle; une déchéance. Avant Les Soprano, avouer à ses amis qu’on était accros à une série c’était passer pour un malade atteint du syndrome de Peter Pan. Un grand merci à David Chase, le créateur de cette série, pour avoir permit aux sérire d’entrer dans l’âge adulte.

Un petit pitch; Tony Soprano, le chef d’un famille mafieuse du New Jersey, s’effondre après une crise de panique et doit consulter une psychologue. Les Soprano dépasse largement les limites de la mafia et de ses petits arrangements c’est presque une série sociologique, psychologique et anthropologique. Des problèmes comme ceux concernant la scolarité des enfants de mafieux y sont abordés aussi bien que les rapports difficiles entre Tony et sa femme, ses maitresses et sa mère. Le nombre important de personnages secondaires « travaillés » par les scénaristes rend cette série à la fois riche et variée.

Seulement en 3ème position! Eh oui, c’est pas qu’elle vieillisse mal mais le niveau général des série s’est tellement amélioré sous son influence que la vielle dame est bousculée.

4. Sons of Anarchy

2008 – 2014, 7 saisons
sons_of_anarchyL’histoire se déroule à Charming, ville fictive du comté de San Joaquin en Californie, où un club de Bikers, SAMCRO, utilise la façade légal d’un garage pour faire régner sa loi et promouvoir ses petits trafics de d’armes. Trafiquants d’armes mais ayant un code d’honneur, ils ne veulent pas de drogue dans leur petit paradis et vont devoir se battre pour cela.

Le film a beaucoup de qualités; rythmé, bien filmé, montrant de beaux paysages arides, des personnages croustillants, du suspens mais il reste un cran au-dessous de beaucoup d’autres productions. Alors pourquoi est-il présenté ici? Tous simplement pour l’originalité du sujet traité.

Les séries historiques

Le genre historique est, selon moi, le type de série tv qui a le plus progressé en qualité. On est loin des bas moule-burnes achetés chez Tati de Thierry la fronde et des combats voyant s’affronter deux chevaliers et trois fantassins (dont l’un a oublié d’enlever sa montre au poignet) dans la forêt de Rambouillet. Les moyens financiers apportés par les chaines câblées permettent aux réalisateurs de faire construire des décors plus vrais que nature et des costumes somptueux, résultat; le téléspectateur se téléporte au Moyen Âge ou dans l’Antiquité aussi facilement qu’il passe de son salon à sa cuisine. Même si les anachronismes sont toujours présents, on sent la volonté chez les scénaristes de coller à la réalité historiques et il ne fait aucun doute que parmi ces scénaristes se trouvent de vrais historiens avec de vrais diplômes d’histoire.

Mais ce que j’apprécie le plus c’est la tendance à faire cohabiter la petite et le grande histoire, dans le cas de la série Rome, on suit la vie de l’Empereur Jules César mais le héros principal est un de ses légionnaires à qui on peut prêter toutes les aventures même les plus improbables, au passage, cela renforce le suspens car si on sait tous que César sera assassiné au sénat par Brutus et quelques complices, on ne connait pas le sort des légionnaires anonymes qui ont combattus avec lui en Gaule.

Le désire de coller à la vraisemblance va jusqu’à multiplier les scènes d’orgies sexuelles, quand la réalité des hommes rejoint le soucis de soigner l’audimat. Même si cela peut vous paraitre pompeux et exagéré, je considère que les séries historiques font œuvre de civisme car un Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre. Les séries historiques sont un cours d’histoire sans la rigueur mais beaucoup plus digeste. Malgré ses grandes qualités je n’ai pas sélectionné Les Tudors. Tout réalisateur a droit de prendre des « liberté historiques » mais point trop n’en faut sinon faut faire du fantastique.

1. Rome

2005-2007, 3 saisons
RomeRome mérite sa place de numéro 1 dans cette catégorie a double titre. D’abord pour la qualité de la série qui ne fait aucun doute et le succès critique et d’audience ne font que le confirmer mais c’est aussi pour avoir été le précurseur qui a renouvelé le genre.

La série raconte l’histoire des dernières années de la République romaine, depuis la fin de la Guerre des Gaules jusqu’à l’avènement d’Auguste, avec une multitude de personnages historiques de premier plan comme Jules César, Cléopâtre ou Pompée mais ses deux personnages principaux sont deux soldats romains qui se retrouvent pris dans la tourmente des événements et qui voyagent de la Germanie à l’Egypte en passant par Rome et la Gaule.

Un péplum arrêtée prématurément en raison du coût trop important des épisodes de la série. Un mal pour un bien diront certains car la dernière saison, bien que très agréable à suivre, été d’un niveau nettement inférieur atteint par celles qui l’ont précédé.

2. Borgia

2011 – toujours en production
BORGIAL’histoire des Borgia, noble famille d’origine espagnole qui a donné deux papes, célèbre pour ses hauts faits de corruption et de népotisme et symboles de la décadence de l’Église catholique romaine qui fût le terreau involontaire de la Réforme protestante. La dynastie pontificale ayant la plus sinistre réputation, à tort ou à raison.

Une très belle reconstitution du faste de la Renaissance italienne avec des rappels réguliers des grandes œuvres des peintres classiques (un régal pour les amateurs de peinture et de vague réminiscence pour les collectionneurs de grande boites de chocolat assortis). Esthétiquement c’est une réussite, avec des costumes et des décors somptueux. Mais c’est le jeux des acteurs qui m’a le plus bluffé, je pense en particulier à John Doman dans le rôle de Rodrigo Borgia.

Borgia vs The Borgias

L’histoire de l’Humanité s’étant sur 5 ou 6.000 ans et est peuplée de milliers d’empereurs, de rois, de princes, de personnages mythologique etc. Et pourtant deux producteurs n’ont rien trouvé de mieux que de faire deux séries sur la même saga familiale. Si on peut retirer un intérêt de cet affrontement frontale est que les Européens avec Borgia peuvent faire aussi bien, voir un peu mieux, que les Américains avec The Borgias.

Les deux séries sont très (trop?) proches. De manière très subjective, je donnerais un avantage à Borgia qui bénéficie globalement d’acteurs plus convaincants. J’adore Michel Muller, alias « fallait pas l’inviter », mais dans le rôle de Charles VIII de France dans la série U.S., désolé mais malgré la ressemblance physique, cela ne passe pas. A l’opposé, Mark Ryder, dans rôle de Cesare Borgia, a vraiment une gueule de prince italien des tableaux de la renaissance.

 

Les séries politiques

D’accord avec vous; tout est politique, mais il y a des séries où l’engagement est visible et revendiqué, c’est de celles-là dont je vais parler. Les scénaristes et les réalisateurs, ces affreux gauchistes, n’ont jamais hésité à faire passer leur conception de l’organisation de la cité par des images subliminales. Mais de la à en faire le sujet principal et se permettre surtout d’avoir un regard très critique, il a fallut attendre Clinton et ses déboires avec une jeunes stagiaire et les années de la présidence W. Bush qui critiquées.

1. Homeland

2011 – toujours en production
HOMELANDQuelle est la différence entre une série cultes et une série révolutionnaire? On admire la première et un grand nombre de fans sont prêt à passer une nuit blanche dans le cas où un épisode inédit serait diffusé à 2 heures du matin, la seconde va changer la façon de travailler des professionnels. Homeland appartient à la deuxième catégorie. Alors c’est vrai que techniquement cette série n’est pas aussi maitrisée qu’un Breaking Bad ou Mad men ou que le suspens n’est pas aussi haletant The Walking Dead mais c’est ailleurs qu’il faut chercher la différence. Homeland vous prend à rebrousse poil et vous bouscule dans vos certitudes et vos préjugés. je ne peux pas en dire plus sans risquer d’éventer le suspens.

Pour ceux qui veulent en savoir plus j’ai écrit un article consacré entièrement à cette fantastique série.

2. Borgen

2010 – toujours en production
borgenEn vérité le vrai titre en français c’est Borgen, une femme de pouvoir, les mecs de la télé en France m’énervent toujours à changer les titres originaux et à vouloir rajouter du superflu pour être certain que le public français ne s’y perde pas. Ils nous prennent vraiment pour des cons.

Borgen nous expose les rouages de la démocratie danoise en mettant en scène l’exercice du pouvoir par une femme premier ministre intègre sur fond d’intrigues politiciennes. En fait c’est même une œuvre d’anticipation car le film a été produit plus d’un an avant que ne soit portée au pouvoir la première femme chef de gouvernement du royaume scandinave.

Pour tout dire j’ai été très surpris du sucés international rencontré par une série produite avec un budget modeste, dans un petit pays, le Danemark, avec un sujet assez rêche, la politique et peu de sexe et de morts. Qui peut bien s’intéresser en France à la description de la vie politique d’un pays qui a une reine à la place d’un président et où les alliances entre partis politiques rythment la vie d’un parlement unicaméral et élu au scrutin proportionnel. C’est du Chinois pour les citoyens Français qui y ont pourtant adhérer.

3. House of cards

2013 – toujours en production
House of CardsFrancis « Frank » Underwood est un ambitieux membre Démocrate du Congrès de la Caroline du Sud et coordinateur de groupe. Il a facilité l’élection de Garrett Walker à la présidence des Etats-Unis avec la promesse qu’une fois installé à la maison blanche il serait nommé Secrétaire d’état (équivalent de ministre). Promesse qui ne sera tenue. Franck et sa jolie femme, qui dirige un ONG environnementaliste , vont s’évertuer à détruire tous ceux qu’ils jugent responsable de cet affront.

House of cards est une série ambitieuse (les séries tv qui prennent comme personnage principale un acteur déjà oscarisé comme Kevin Spacey se comptent sur les doigts d’une main). Le scénario est béton et nous permet d’apprécier les relations un peu tordues entre les pouvoirs politiques (exécutif et législatif), le 4ème pouvoir (média), les puissances économiques, les syndicats et enfin les ONG (qui ne pèsent pas grand chose mais qui ont le mérite d’exister diront certains quand d’autres les accuseront de faire de la figuration). C’est moins réaliste que la série danoise Borgen mais avec un peu plus d’action (normal c’est une production US me direz-vous).

Même si cette série décrit le milieu politique américain, elle peut très facilement être compréhensible par un Français. Après tout, nous vivons dans une démocratie représentative avec des représentants pas toujours à la hauteur des enjeux qui se jouent et des présidents lâches et menteurs. J’arrête là la démago.

Le couple aussi ambitieux que démoniaque que forment Claire et Franck Underwood fait évidemment penser aux Clinton. Un français pourrait les comparer à Anne et DSK.

Ceux qui adorent les séries avec beaucoup d’action et où ça baissent à droite et à gauche vont s’ennuyer. Les autres passeront quelques bonnes soirées même si c’est pas du niveau de Homeland.

Science fiction, horreur et fantastique

J’avoue ne pas être grand amateur de ce genre de film, peut-être par feignantise intellectuelle car il faut souvent un long temps d’acclimatation avant de rentrer dans le film.

1. Game of Thrones

2011- toujours en production
Game-of-Thrones-saisonIl s’agit d’une adaptation du best-seller Trône de fer, une série de romans de fantasy écrits par George R.R. Martin.

L’histoire de la série, située sur les continents fictifs de Westero et Essos à la fin d’un été d’une dizaine d’années, entrelace plusieurs intrigues. La première suit les membres de plusieurs maisons de nobiliaires dans une guerre civile pour le Trône de fer du Royaume des Sept Couronnes ; la seconde couvre la menace croissante de l’hiver approchant et des créatures mythiques du Nord ; la troisième raconte la démarche de la dernière représentante en exil de la dynastie déchue en vue de reprendre le trône. On passe donc tour à tour d’un paysage nordique ou sibérien à des contrées chaudes et désertiques.

Décors, costumes, paysages et accessoires, tout est absolument superbe et remarquablement fidèle aux descriptions du livre. La particularité de cette série est que le principal personnage n’est pas un grand brun au yeux vert mais un nain joué par Peter Dinklage (1m35 d’après Closer).

2. Carnivàle

2003-2005, 2 saisons
carnivale-5A la croisée de l’histoire, du fantastique et du religieux, il y a Carnivàle. Cette série nous raconte deux histoires parallèle qui se déroule dans l’Ouest américain durant la Grande Dépression sur fond de Dust Bowl; un pasteur possédé par le diable et une troupe foraine dont les monstres ont recueilli un jeune homme doté du pouvoir de guérison et de résurrection.

Des images superbes, des références littéraires et bibliques nombreuses et accessibles et une fin assez originale; arrêt de la production pour des raisons financières.

Le suspens, la bizarrerie des situations, un délais assez long pour « s’approprier » l’histoire et des monstres humains à la Freaks (c’est pas Amour, Gloire et Beauté) ont surement désarçonné beaucoup de téléspectateurs, c’est pour cela que cette série à gros budget n’a jamais trouvé un large public mais un groupe de vraies fans dont je suis fière d’être l’un d’eux.

3. Spartacus (Le sang des gladiateurs, Les Dieux de l’arène, Vengeance et la Guerre des damnés)

2010-2013, 4 saisons
aJe ne vais pas vous faire l’insulte de vous dire qui est Spartacus et de vous raconter ses exploits, c’était bien avant que le magazine éponyme ne soit lancé.

Spartacus est un mixte de péplum et de film de combat à la chinoise filmé avec un filtre couleur sépia qui renforce l’atmosphère fantastique des scènes. La différence d’avec Tigre et Dragons est dans la surabondance d’hémoglobine et de scène de cul façon sado-maso; la maitresse (Domina en latin) de l’école de gladiateur où Spartacus est esclave oblige un des gladiateur romain à la baiser. Vu que le rôle de la maitresse est tenu par Lucy Lawless (Qui joue Xena dans Xena la Guerrière) on se dit que ce gladiateur romain n’est pas trop à plaindre et pourtant il s’exécute avec dépit car il est amoureux d’une autre femme comme lui esclave. Enfin tout cela pour dire qu’il ne faut pas trop être regardant sur le réalisme de l’histoire et que le réalisateur en fait une très libre interprétation. Tous les acteurs sont body bodybuildés avec des tablettes de chocolat à l’endroit où j’ai une brioche, sauf ceux qui tiennent les rôles de Sénateurs romains.

Le point fort de cette série est les scènes de combat très bien filmées que les effets spéciaux rendent fascinantes à regarder même si elles sont très peu réalistes et renvoi ce film dans la catégorie fantastique plutôt que celle des séries historiques.

4. The Walking dead

2010- toujours en production
Walking-DeadAprès une apocalypse ayant transformé la quasi-totalité de la population en zombies, un groupe d’hommes et de femmes mené par l’officier Rick Grimes tente de survivre. Le pitch est simple, non?

Si vous avez passé des heures sur votre console de jeux à jouer à Resident Evil, comme moi, vous allez être septique voir dubitatif et vous posez la question suivante: Est-ce qu’on peut faire avec ce genre une série intéressante qui ne se limite pas à se demander si le héros en allant aux toilettes ne va pas y rencontre un zombie. Les scénaristes ont relevé le pari avec succès et les acteurs sont très bons même si le casting pêche un peu avec les stéréotypes raciaux (l’Asiatique couard mais malin, le gros Black lourdeau mais sympa et le Redneck toujours l’arme à la main) .

Un excellent divertissement mais que je ne classerais pas pour autant dans la catégorie des incontournables.

5. Real Humans : 100% humain

2012 – toujours en production
Real-humansPeut-on produire un bon film de science fiction avec un budget riquiqui? Des producteurs suédois en ont fait la démonstration à condition d’avoir de bons acteurs et surtout un scénario béton.

La série se déroule dans une Suède contemporaine où l’usage d’androïdes se répand dans la société. Ces robots à l’apparence humaine sont multi-usages. Ils occupent les emplois les moins qualifiés, les moins biens payés et les plus dangereux et peuvent même à l’occasion vous réchauffer lors des froides et longues nuits nordiques, certains malfaisants ont même piraté le programme informatique qui les animent pour leur faire faire le tapin! Mais que fait la police?

Evidement leur présence n’est pas du goût de tout le monde et des mouvements politiques manifestent leurs désaccords tandis qu’une poignée d’androïdes réclament plus de droits par des moyens plus ou moins violents. Vous l’avez deviné, il y a beaucoup de références aux mouvements politique d’émancipations que la vraie histoire a donné.

Au début on peut être un peu déçu par le manque de moyens techniques, les décors et les accessoires sont contemporains, on voit par exemple des Volvo modèle fin 90 alors que l’action est sensée se dérouler dans un future proche. Mais je vous assure que c’est vite oublié grâce à l’imagination des scénaristes. Real Humans est une superbe série qui combien bien la réflexion, l’action et le suspens.

Justice et Corporate

Le genre « Corporate », c’est-à-dire tout ce qui a pour décor la vie dans une entreprise même si les sujets abordés peuvent être très varié n’est pas vraiment nouveau mais a connu ces dernières années un regain d’intérêt notable. On peut trouver beaucoup d’explications; phénomène cyclique, terres vierges à défricher, effet de mode etc. sans qu’aucunes d’entre elles ne me convainc totalement. Laissons cette réflexions aux génération futures. Par contre ce qui est certain est que l’entreprise est une source d’inspiration intarissable pour les scénaristes.

1. Mad Men

2007- toujours en production
mad-men-openerMad Men
raconte l’histoire d’un groupe de publicitaires travaillant dans une prestigieuse agence new-yorkaise pour traiter de l’évolution des mœurs et de la société américaine dans les années 60.

La série à voir avec ses yeux. Il vous arrive peut-être de suivre une série télé sur votre pc uniquement avec le son car vous faites quelque chose d’autre sur une autre fenêtre comme consulter votre boite e-mail ou surfer sur le net. Moi aussi je le fais mais jamais avec Mad Men. Visuellement c’est la série la plus réussie que je n’ai jamais vu à tel point que c’est devenu un point d’attaque pour ceux qui n’aime pas Mad Men; esthétique trop léchée. Sauf que ce parti pris ne se fait pas au détriment de l’intrigue qui est excellente et de la description tout en subtilité de l’évolution des rapports sociaux d’une époque qui précède les grands mouvements de révolte de la fin des années 60.

Peut-être pas une série culte mais une quelque chose de pas loin, un bar favori prose une carte des boisson avec le nom Don Draper pour désigné un whisky en référence au personnage principale de la série qui en boit comme nous buvons du un petit café au bureau.

2. Suits

2011 – toujours en production
Suits, avocats sur mesureDe vous à moi, les séries judiciaires c’est vraiment pas ma tasse de thé. Suivre les aventures de quelques premiers de la classe, tous blancs, qui ont fait Harvard et de leurs petites secrétaires aussi blondes qu’écervelées, j’ai mieux à faire. Et pourtant comme chez Conforama, parmi les articles de mauvais goût ou déjà-vu, on peut faire une trouvaille. Je suis tombé par hasard sur Suits et j’ai apprécié on ne peut pas parler de grand amour serait exagéré, fallait bien mettre une série avec des avocats.

L’histoire: Mike Ross est un jeune homme brillant dont le rêve d’enfant était de devenir avocat, rêve brisé après que des imprévus l’ont poussé à abandonner ses études. Intelligent et doté d’une mémoire eidétique Mike subvient à ses besoins en passant des examens à la place d’autres personnes, en particulier des examens en droit. Harvey Specter, un des meilleurs avocats de New York, vient d’obtenir une promotion au sein du cabinet d’avocats Pearson Hardman : il est alors tenu d’engager un assistant. Sur la base d’un quiproquo, Harvey fait passer un entretien d’embauche à Mike.

Suits est très bien filmé ce qui change de l’impression de théâtre filmé des séries similaires, les personnages ont des reliefs. Certes les enquêtes sont boulées un peu trop facilement mais si c’est pour nous épargner les coups de billards à trois bandes c’est pas plus mal.

3. Outsourced

2010 – 2011, 1 saison
outsourcedUne seule saison. Cela ne veut pas dire que la série était mauvaise ou « qu’elle n’a pas trouvé son public » (j’adore cet euphémisme!). Il y a des histoires qui se racontent en une saison et qui ne réclament pas de suite parce que tout est déjà dit.

Outsourced (internationalisé en français) raconte les aventures d’un jeune manger américain expatrié en Inde pour y diriger le centre d’appel d’une société de vente par correspondance. Les scénaristes utilisent ce sujet d’actualité pour aborder les problèmes des chocs de culture, des préjugés raciaux, des délocalisassions, d’une description assez fine de la société indienne et de ses problèmes etc. tout cela avec humour et sur fond de quiproquo linguistiques (c’est pas un production Bourdieu and co non plus).

C’est évidemment une série à suivre en V.O. car le ressort de cette série est les malentendus entre Américains, Indiens qui parlent un anglais relativement pauvre et des Australiens qui jouent l’équivalent pour les Français des Belges.

Les Westerns

Les séries tv c’est comme le près-à-porter, ce qui est à la mode aujourd’hui ne le sera plus dans cinq ans et ce qui faisait fureur il y a vingt ans revient en force. On peut dire que le western a mangé son pain noir dans les années 90 et 2000, peut-être victime de la monté en puissance des séries historiques ayant pour thème le vieux continent. Le Western c’est un peu une déclinaison nord-américaines de la série historique.

1. Deadwood

2004 – 2006, 2 saisons
deadwoodUne pépite passée relativement inaperçue en France. Peut-être un problème de choix de programmation. Enfin maintenant vous n’avez plus d’excuse pour ne pas voir cette série western qui combine fiction et personnages ayant réellement existé dans l’Amérique de l’après guerre de sécession.

Deadwood est une de ces que la ruée vers l’or a fait émergé de nul part. 1876, Seth Bullock, auparavant Marshall dans le Montana, s’installe dans à Deadwood dans le territoires du Dakota (qui ne deviendra un Etat qui plus tard) pour s’établir comme vendeur de matériel pour orpaillage avec son ami et associé Sol Star, un juif autrichien. Ils devront se battre pour se faire une place au soleil et auront comme première adversaire Al Swearengen le patron cruel du saloon-bordel-salle de jeux de la ville.

Derrière un sujet convenu, l’Ouest, ses putes, ses débits de boisson, ses parties de poker truquées, ses chercheurs d’or et ses vendeurs de pelles et ses meurtres il y a une description tout en finesse des mœurs de l’époque et chaque personnage n’est jamais tout à fait noir ou blanc. A noter la prestation de Ian McShane, dans le rôle de Al Swearengen, qui crève l’écran. HBO a cessé la série pour cause de budget trop lourd. C’est vous dire si la reconstitution, costumes et décors, était extraordinaire même les actrices ont des poils sous les aisselles comme à l’époque!

2. Hell on Wheels

2011 – toujours en production
hellSans être un plagiat, Hell on Wheels s’est largement inspiré de Deadwood. Mais il n’y a pas de mal reprendre une bonne idée puisque rien ne se crée à partir de zéro mais que tout est histoire de recyclage. ici La production a retenu la leçon de l’échec financier de Deadwwod: maitriser les coûts de reconstitution historiques pour ne pas faire exploser les budgets.

La série commence dans les années 1860, après la fin de la Guerre de Sécession, et se concentre sur Cullen Bohannon, un ex-officier conféré (un sudiste mais pas raciste pour un poil, d’ailleurs si il s’est battu c’est pour l’honneur et par devoir par pour maintenir un système archaïque et condamnable moralement, rires!) à la recherche des soldats nordistes qui ont assassiné sa femme. Sa quête vengeresse l’emmène à l’ouest, dans la colonie itinérante appelée « Hell on Wheels » au Nebraska, qui suit la construction du premier chemin de fer transcontinental aux États-Unis.

Une série de très bonne facture même si on peut regretter le côté politiquement correct. Une place dans cette sélection plus dues à la faiblesse de l’offre dans la catégorie western qu’aux qualité intrinsèques de cette série.

Quand Hollywood se regarde dans un miroir

Toujours à la recherche d’idées novatrices et de scénarios originaux, les professionnels des séries ont compris depuis le début des année 2000 qu’ils étaient assis sur une mine d’or jamais exploitée; leurs propres histoires. Los Angeles est peut-être la ville au monde où la concentration, d’obsédés sexuels, de millionnaires disjonctés, de bimbos siliconés ou de couguars ravalées, est la plus élevée au monde. On ne fait pas de bonne série avec des gens « normaux » pourraient dire les scénaristes de Hollywood en paraphrasant André Gide.

1. Entourage

2004 – 2011, 8 saisons
EntourageVincent Chase est une valeur montante de Hollywood. Soucieux de ne pas oublier ses origines, Vince s’entoure de ses amis d’enfance originaires comme lui du Queens, un quartier populaire de New York. Avec eux, il partage cette nouvelle aventure dans ce monde de strass, de paillettes, d’alcool, d’herbes et de filles.

Le sujet est certes léger, un groupe de branleurs qui vivent aux crochets d’un de leur pote qui a réussit et qui est lui-même aussi un peu branleur vu que sa réussite repose largement su sa belle petite gueule d’amour. C’est pas une réflexion philosophique et politique sur les mécanismes de solidarité dans une société moderne ni une piste proposée pour réduire le trou de la sécu.

Cependant le film est très agréable à regarder, le rythme est soutenu, chaque personnage de cette série ayant son heure de gloire dans deux ou trois épisodes, les histoires sont donc variées. Dommage que les deux ou trois dernières saisons se trainent un peu, la série finissant par tourner autour d’elle et l’apparition de bons sentiments enlève tout piment au scénario.

2. Californication

2007 – toujours en production
CALIFORNICATION (Season 4)La série qui marque le grand retour de David Duchovny, alias agent spécial Fox Mulder dans X-Files, qui n’a pas pris beaucoup de rides et s’est même bonifié physiquement.

C’est l’histoire d’un écrivain new-yorkais en mal d’inspiration exilé à Los Angeles, qui a touché le jackpot il y a quelque déjà avec un roman à succès adapté ensuite au cinéma, mais qui depuis ne fait plus rien sinon se vautrer dans l’alcool, la drogue et le lit des nombreuses femmes qui s’offrent à lui.

La série décrit une décente aux enfers soft, notre écrivain se contente de drogues « douces » et ne finit pas la nuit avec un trav pour cause de manque de discernement consécutive à un état éthylisme avancé. Californication est très agréable à regarder grâce aux nombreux rebondissements, des répliques bien senties et à un David Duchovny dont la prestation d’acteur m’a tellement épaté que je me demande si il n’est pas un peu comme son personnage, Hank Moody, dans la vie civile. Je dois reconnaitre qu’au début j’étais un peu dubitatif à l’idée de revoir une « vielle » gloire du petit écran.

3. Curb Your Enthusiasm

2000 – toujours en production
curb-your-enthusiamla série que ni Le Pen ni Alain Soral ne regarderont jamais. Curb your enthusiasm est la chroniques de la vie de Larry David, producteur hollywoodien riche et marié à une femme charmante. Le ressort de la série est les gaffes commises par Larry qui est un vrai boulet qui a de gros problèmes de communication.

Curb Your Enthusiasm est une série singulière à plus d’un titre. D’abord tout le monde joue son propre rôle; Larry David, producteur hollywoodien est dans le civil un riche producteur et son amie Julia Louis-Dreyfus s’appelle vraiment Julia Louis-Dreyfus, est son amie pour de vrai et est aussi actrice. Evidemment ceux qui jouent les rôles de policiers ou de prostituées ne sont ni policiers ni prostitués (encore qu’à Hollywood on soit tous un peu pute). La deuxième particularité de cette série est que les épisodes sont construits comme des nouvelles qui relatent des histoires très banales mais avec beaucoup d’intelligence et d’humour.

Cerise sur le gâteau, les acteurs s’expriment dans un anglais très correct et bien prononcé, un bon exercice pour qui veut s’améliorer dans cette langue et en plus passer un bon moment.

Les losers/Comiques

Enfin un genre de série qui parle de nous, les petits, les obscurs, les sans grades. On nous offre en spectacle des hommes et des femmes qui tombent si bas que cela nous console sur notre sort personnel car on se dit qu’on n’est pas les plus malheureux. Grâce à sa formidable capacité à capter l’air du temps, Hollywood qui semble ne vivre que dans le strass et les paillettes peut aussi tourner à la dérision ses héros, s’intéresser aux accidentés de la vie et rendre compte des effets de la pire crise économique que le monde ait connu depuis 1929. Evidemment les contraintes commerciales et le format des séries ne permettent pas un traitement de ce sujet à la Mickael Moore, tout est recouvert d’un épais vernis d’humour translucide qui laisse entrevoir des préoccupations très sérieuse.

1. Hung

2009-2011, 3 saisons
Hung-22Que seriez-vous prêt à faire si vous rencontriez de graves problèmes financiers? Cette question qu’on s’est tous poser un jour ou l’autre, Ray Drecker, la quarantaine et entraîneur de basket y a répondu à sa manière. Pour faire face à des dettes qui l’étrangle, il décide alors de monétiser, pour employer un terme dans l’air du temps, son unique atout, un appareil génital aux dimensions hors du commun.

La série mélange la gaudriole, vous vous en seriez douté vu le sujet de la série, mais sans jamais donner dans la vulgarité et des thèmes un peu plus sérieux comme la crise économique, les rapports homme-femmes, la déliquescence du service public dans une ville ruinée comme l’est Détroit, la petit entreprise et ses problèmes d’accès au crédit etc. Enfin beaucoup de sujet mais jamais sur un air de prise de tête.

Si vous voulez en savoir plus j’ai torché une critique ici.

2. Eastbound & Down

2009 – 2013, 4 saisons
eastLa série raconte l’histoire d’une star déchue du Baseball qui va devoir reprendre sa vie à zéro. Kenny Power, le personnage principal, est un Redneck (l’équivalent de beauf en France) sans complexe, raciste, misogyne, homophobe, alcoolique etc. Une vraie bête noire pour les adeptes du politically correct.

Ici, le trait est grossi mais de manière si intelligente qu’il y a de la finesse tout au long de cette très joyeuse série. On finit, à contrecœur, par avoir de l’affection pour l’immonde anti-héros qu’est Kenny Power et on éprouve un malaise à rire.

Etonnant que cette série n’ait pas connu le succès en France. Peut-être que les téléspectateurs ont été rebuté par le plus américain des sports, le baseball, alors que ce jeux n’est que la toile de fond pour nous servir de joyeuses aventures.

So British!

Qu’est-ce que cela veut dire So British!? Et pourquoi pas So French ou So German? Tout simplement parce que les Anglais ne font jamais les choses comme les autres et que même leurs séries tv sont particulière. Il se dégage toujours une apparence kitch et une odeur de vieux livres surannée dans leurs productions. Un fait notable à relever est le nombre très élevé de remake fait par les Hollywood mais qui finissent souvent pas des échecs. On peut imiter les Anglais mais pas les égaler dans leurs domaines.

1. Downton Abbey

2010 – toujours en production
piloteDownton Abbey raconte en parallèle l’histoire d’une famille aristocrate dont la vie va être complément bouleversée par le naufrage du Titanic et celle de leur domesticité (désolé mais c’est comme cela qu’on nomme le petit personnel de maison à cette époque). A priori rien d’extraordinairement me direz-vous, une sorte de Dallas transposé dans les vertes vallées du Yorkshire, sauf qu’il y a un traitement comme si de rien n’était mais bien réel des problèmes sociaux (l’ascension de la bourgeoisie et le déclassement de quelques aristocrates), politiques (la guerre 14-18, la révolte irlandaise) et économiques qu’un œil un peu avisé ne saurait ignorer. En apparence le scénario est ultra-réactionnaire et épouse le point de vue et les intérêts de la famille aristocratique dont l’intérêt et qu’il faut que tout change pour que rien ne change pour reprendre une célèbre phrase du fameuse du Guépard.

A suivre en v.o. si votre niveau d’anglais n’est pas trop mauvais car en ce temps-là, ma bonne dame, on savait bien parler.

2. Life on Mars

2006 – 2007, 2 saisons
life_on_mars_paSam Tyler est Commissaire principal à Manchester en 2006. Peu après l’enlèvement de sa fiancée par un tueur en série, il est renversé par une automobile sombre dans la coma puis se réveille et retourne au boulot sauf qu’il a fait un saut dans le temps se retrouve en 1973. Pourquoi 1973 et pas 1515 ou 2 heures moins quart avant la naissance de Jésus? Je ne vais pas vous le dire ou j’éventre avec une hache le suspens.

Vous l’aurez deviné tout seul, le ressort de la série repose repose sur des quiproquos, des situations cocasses et le choc de civilisations (entre les années 200 et 70′, rien à voir avec le bouquin de Huntington). Notre inspecteur non seulement change d’époque mais se retrouve étranger dans son propre pays.

L’intérêt de cette série repose, à mes yeux, sur le jeux des acteurs; en particulier la confrontation entre Sam Tyler qui passe pour un être dérangé pour ses nouveaux collègues et Gene Hunt, son chef, misogyne, gros fumeur et légèrement porté sur la bouteille, enfin un homme de son temps.

Comme beaucoup de séries britanniques à succès, Life on Mars a fait l’objet d’une reprise aux USA avec le même titre, plus de moyens bien sûr mais moins bien réussie. Plus original est une série sœur, Ashes to Ashes, se déroulant dans les années Thatcher, sur le même thème, par les même scénaristes et avec certains acteurs qui rempilent.

3. The Hour

2011 – 2012, 2 saisons
The-HourAngleterre 1956, Sur fond de Guerre froide, d’espionnage, de crise du canal de Suez, de racisme face à un début d’une immigration non-blanche au Royaume-Uni, et d’intervention du Pacte de Varsovie en Hongrie, une nouvelle émission de télévision, The Hour, est créée pour la BBC. Les journalistes de l’équivalent de 5 colonnes à la une doivent s’affranchir des pressions du gouvernement pour exercer leur métier.

Merci à Valérie C., une lectrice de ce blog, de m’avoir signaler cette très belle série britannique qui me permet de retrouver Dominic West, l’un des personnages principaux de la série incontournable The Wire.

The Hour vous fera inévitablement penser à Mad Men. Les deux films se déroulent à peu prés à la même époque, le milieu des années 50 à Londres et le tout début des années 60 à New York, les mecs picolent et fument au bureau, les employé sont tirés à quatre épingles (on a pas encore inventé le Casual Friday) et les chefs de services ne pensent qu’à culbuter leurs secrétaires pendant que leurs épousent préparent un cheese cake à la maison… ainsi était l’époque et si vous ne me croyez pas demander à votre père.

Mais la ressemblance s’arrête là et The Hour n’est pas Mad Men. Alors que la p0litique, la géopolitique et les problèmes sociaux et raciaux sont au cœur de la série anglaise, elle ne servent que de toile de fond pour son homologue américaine. Don Draper est trop égoïste pour se soucier des fins de mois difficiles de ses collaboratrices ou des risques de guerre nucléaire alors que l’équipe de The hour pensent changer le monde et être les derniers remparts de la démocratie.

Le point fort de cette série est un scénario très bien ficelé, des références historiques pertinentes et de bons acteurs qui nous font oublié un manque de moyens financiers de la production.

Il y a dans cette série un petit goût de nostalgie britannique pour les années 50/60 (avant que Londres n’adhère ?a l’Union européenne diront les mauvaises langues) qu’on peut aussi voir dans Heartbeak, qui est soit dit au passage un navet à mes yeux.

Les amateurs de complots seront aux anges avec cette série, en particulier avec la saison 2 qui n’est pas sans rappeler l’Affaire Profumo (c’est pas non plus la 5ème dimension avec ses petits hommes verts).

4. femme$ de footballeurs

2002 – 2006, 5 saisons
femmesTout est dans le titre. La série nous fait partager la vie agitée des épouses des joueurs d’un club anglais de football, Earls Park. De l’argent, du mauvais goût, du sexe, et de la connerie.

A l’époque où j’ai découvert cette série j’avais beaucoup aimé le rythme, les rebondissements et le jeux des acteurs mais je reprochait le manque de crédibilité; trop d’argent, trop de sexe. Quelques années plus tard et quelques scandales impliquant Zahia, Ribéry, benzemma, John terry et d’autres m’ont fait comprendre que cette série ne visait pas si mal.

La série se concentre assez sur les nanas que sur les mecs, donc vous n’avez pas besoin d’avoir joué quelques années en club pour l’apprécier.

La guerre

Il y a relativement peu de de séries consacrées exclusivement à la guerre si on écarte bien sûr les séries historiques où les princes et les rois passent leur temps à se battre quand ils ne violent pas une paysanne ou ne troussent pas une courtisane.

Peut-être que le format des séries modernes ne convient pas à ce sujet; La Première guerre mondiale se termine en 1918, on ne peut pas faire une saison la racontant en 1920. Peut-être aussi que la volonté d’égalité de la représentation des sexes pose problèmes, par nature la guerre est une activité masculine et Pappy Boington a plus croisé de Japs dans leurs Zéro dans les cieux que d’infirmières à Vella la Cava. Peut-être surtout que les films policiers sont tellement violent qu’on se demande si une descente de police dans un quartier lugubre de Los Angeles n’est pas une petite guerre à elle seule.

Les fans de ce genre télévisuel ne doivent pas désespérer car la roue tourne et un jour cela reviendra à la mode.

1. Band of Brothers

2001, 1 saison
band_of_brothersBand of Brothers
c’est l’histoire de soldats américains plus ou moins anonymes qui se sont battus en Europe pendant la Seconde guerre mondiale. Cela commence par un camp d’entrainement en Angleterre pour finir par l’occupation en Allemagne et la découverte d’un camp d’extermination.

La série ressemble à une reconstitution historique; chaque épisode commence par le témoignage d’un vétéran de la Seconde guerre mondiale. Les faits sont évidemment romancés mais cette entame renforce le coté tragique de ce film de guerre; derrière chaque acteur qui joue un soldat mort il y a vraiment eu un soldat mort pour de vrai. En résumé on ne peu pas regarder cette série en se goinfrant de cacahuètes et un verre de soda à la main.

Le travail de reconstitution est extraordinaire, il faut dire que c’est une des mini-séries les plus onéreuses de l’histoire, mais c’est surtout le jeux des acteurs qui m’a le plus impressionné et je ne suis pas étonné qu’à l’exemple d’un Damian Lewis beaucoup de ces jeunes acteurs inconnus à l’époque aient fait une belle carrière.

Je ne peut pas finir sans parler de la prestation extraordinaire de David Schwimmer (Ross Geller dans Friends) dans le rôle d’un lieutenant aussi cruel qu’incompétent. Quitter le costume du Docteur Geller dans l’esprit du public n’était pas gagné d’avance.

2. The Pacific

2010, 1 saison
the-pacificVous avez aimé Band Of Brothers….vous aimerez The Pacific. Même production, Spielberg et Hanks travaillant pour la HBO, même sujet; un film de guerre, même époque; la Seconde guerre mondiale et même méthode; la grande histoire racontée au travers d’anonymes.

Pourquoi donc regarder cette mini-série si c’est la même chose l’autre? D’abord parce que quand on aime on ne compte pas. Ensuite parce que c’est pas tout à fait le même scénario. Comme son nom l’indique on est dans le Pacifique, un autre d’opération de la Seconde guerre mondiale moins traité que le front européen, mais plus que le front russe. L’ambiance des jungles tropicales c’est pas la même chose que le Bocage normand. Les images sont plus dures, il est vrai que derrière les paysages paradisiaques la guerre côté Pacifique a la réputation d’avoir été physiquement bien plus exigente pour les hommes. A mes yeux c’est les rapports avec les civils qui a été le plus travaillé aussi bien avec la population australienne (à nous les petites Australiennes!) que les Japonais (avec quelques scènes ahurissantes que je ne vais pas dévoiler).

3. Strike back

2010 – toujours en production
StrikeJohn Porter, soldat de la SAS (Special Air Service, une unité d’élite britannique), participe à une opération de sauvetage en 2003 à Bassorah, la vieille de l’invasion de l’Irak par les forces de la Coalition. Le résultat est un fiasco et deux soldats britanniques y perdront la vie. Porter est jugé responsable et c’est le début de la descente aux enfers; il perd son job et sa femme le quitte. 7 ans plus tard on lui offre l’occasion de se racheter avec une mission casse-cou.

Strick back est une coproduction américano-britannique, cependant on ressent plus l’influence Brit qu’US et c’est pas plus mal pour traiter un sujet, la guerre en Irak, avec lequel les Américains ont un manque de recul (les Anglais sont présents depuis des lustres dans la régions). Cette série complète mêle de manière équilibrée aussi bien action, suspens que complot.

Un bon divertissement mais qui reste 2 crans au-dessous de The Pacific ou Band of Brothers.

Des docteurs et des infirmières

Je dois vous avouer que je n’aime pas les séries médicales. C’est dit. Est-ce que je tombe dans les pommes quand je vois une jolie infirmière seringue à la main qui s’apprête à me vacciner ou est-ce que je tremble de peur au son des fraises dentaires? Non. Ce que je reproche à ce type de série est simple; trop de bons sentiments et un déroulement de l’action dans un lieu confiné. Je devine l’objection qui va m’être opposée pour le premier reproche; la maladie c’est déjà assez triste, pas la peine d’en rajouter. C’est vrai, mais comme disait André Gide: On ne fait pas de bonne littérature avec de bon sentiments. C’est aussi valable pour les séries.

Je vais tout de même essayer de citer quelques séries mais, à part l’excellent Nip/Tuck, c’est sans conviction.

1. Nip/Tuck

2003 – 2010, 6 saisons
Nip-TuckSean McNamara et Christian Troy sont deux chirurgiens esthétiques âgés d’une quarantaine d’années. Amis de longue date, ils possèdent une clinique à Miami dans laquelle ils reçoivent des patients de tous horizons. Les deux hommes jonglent avec une vie personnelle et professionnelle mouvementée, remplie d’événements inattendus.

Nos deux compère sont si différents et si loufoques qu’un nombre incroyable de sujets tabous sont abordés, de la transsexualité à la pédophilie en passant par la zoophilie et l’homosexualité (je sais depuis le mariage pour tous c’est plus tout à fait tabou mais encore un peu quand même!). C’est pour cela que Nip/Tuck n’est jamais passé à la télé un samedi après-midi.

La qualité des épisodes est d’une très grande régularité et même la dernière saison ne faiblit pas. C’est assez rare pour le souligner.

Nip/Tuck est une série faite par des mecs et qui s’adresse à des mecs. Ça baise beaucoup (Le Docteur Troy nous gratifie de quelques scènes gores, merci à lui) et les rapports hommes/femmes sont à peu près équivalents à ceux qui lient les chasseurs et les lapins. Et pourtant j’aime cette série, peut-être que cela « parle » aux résidus d’esprit macho qui m’habite encore.

Des jeux et du sport

Le parent parent pauvre des séries tv. Une explication? Un potentiel d’audimat limité pour le sport; D’abord on se dit que le sport ne peut intéresser que les mecs ensuite le sport numéro 1 au monde, le football ou soccer, n’est pas très populaire chez le principal producteur de séries, les USA . Pour les jeux je dirais que le sujet est peut-être mal adapté au format des séries; Regarder un mec remplir une grille de Loto, c’est pas ce qui va exciter la ménagère de moins de 40 ans et cela ne remplit pas une saison de seize épisodes.

A cœur vaillant rien d’impossible. J’ai tout de même un candidat sérieux à vous proposer. Je n’ai pas retenu Friday Night Lights, une série sur le football américain. Le sujet est original et les acteurs pas mauvais mais l’utilisation abusive du pathos peut nuire sérieusement à la qualité d’un film, entre deux touchdowns, les mecs et les nanas passent leur temps à pleurnicher.

1.Luck

2011 – 1 saison, série annulée
luckChester « Ace » Bernstein (Dustin Hoffman), un gangster chevronné, vient de purger une peine de 3 ans de prison. Gus (Dennis Farina), son ami de longue date et chauffeur, est devenu propriétaire de « Pint of Plain, » un prometteur cheval de course. Ace commence immédiatement à faire des plans pour prendre le contrôle de l’hippodrome de Santa Anita près de Los Angeles enmême temps qu’il complote une revanche contre ceux qu’ils considèrent responsables de sa condamnation.

Luck est une vraie série hippique dans le sens où le monde de la course ne sert pas seulement de décoration. On apprend pas mal de chose sur l’organisation des courses, c’est sympa et instructif mais c’est difficile à suivre et cela peut même devenir barbant pour ceux qui sont complètement obtus aux jeux. Heureusement, il y a en parallèle une histoire de gangsters et de vengeance bien ficelée et compréhensible au premier quidam.

Je ne suis pas un fan de tiercé, ni de quinté, mais j’ai été envouté (non le mot n’est pas trop fort) par les très belles images de chevaux, en particuliers pendant les courses. Je ne vous ferais pas l’insulte de vous parler de la prestation des acteurs principaux (Hoffman, Farina et Nolte).

Une seule saison pour cette superbe série arrêtée sous la pression d’associations de protection des animaux suite à la mort de trois chevaux durant les tournages (ne me demandez pas s’ils ont finit dans des lasagnes au rayon surgelé). Un accident industriel et c’est bien dommage car il y avait tout les ingrédients pour en faire une série culte pour les amateurs de course et de chevaux.

les inclassables

1. Breaking Bad

2008 – toujours en production
Photo Credit:  Ben Leuner/AMCDès les premières images où on voit Walter White, le personnage principal, en slip kangourou au milieu du dessert , on devine que c’est de la bombe. L’histoire est très simple et pourrait se résumer en une question qu’on s’est tous posé entre potes lors d’une soirée bien arrosée: « Tu as le cancer et ton docteur viens de t’annoncer que tu n’as plus beaucoup de temps à vivre, qu’est-ce que tu fais? ». Pour Walter White, professeur de chimie dans un lycée public (donc mal payé et avec une couverture médicale minable), marié à une femme enceinte et père d’un ado handicapé, cette question s’est posée. Très doué dans son domaine, un vrai rat de laboratoire, c’est une brêle en ce qui concerne le marketing, la finance et la distribution. Pour commercialiser la meilleure méthamphétamine qu’il va produire et ainsi assurer un avenir financier confortable à sa famille après sa mort, il s’associe à Jesse Pinkman, un de ses anciens élèves devenu toxico et dealer.

Ce que j’adore dans cette série c’est qu’elle part d’un scénario simple, raconte une histoire crédible avec de nombreux rebondissements et fait appel à de nombreux second rôle croustillant comme Saul Goodman, l’avocat border line. Et puis franchement avoir comme héros, de ce qui est peut-être la meilleure série de la décennie, un fonctionnaire chauve, pas particulièrement beau ni musclé, cancéreux et père d’un enfant handicapé, on est loin d’Amour gloire et beauté.

2. Treme

2010 – 2013, 4 saisons
tremeLa série se déroule dans la Nouvelle-Orléans de l’après ouragan Katrina. Les scénaristes nous racontent des histoires d’habitants qui essaient, avec plus ou moins de succès, de se reconstruire et de reconstruire la ville. Le tout rythmé au son de musique jazz et filmé de manières « ultra réaliste » à la manière de The wire.

Comme son illustre prédécesseur, Treme est à la fois une œuvre de fiction et un documentaire. On y parle de choses légères avec décontraction mais ce n’est que pour mieux aborder des problème de fonds qui affaiblisse la société (corruption à tous les niveaux, incompétence de l’administration municipale, relatif désintérêt de Washington pour une ville qui à la fois traine une image de désinvolture et est peuplées d’une majorité de gens de couleur etc.)
Je me doute que raconté ainsi, le film fait un peu série intello à la Jean-Luc Godard qu’on prétend avoir aimé devant ses amis alors qu’on éteint de téléviseur au bout de 5 minutes. Mais il ne n’est rien, certes, le rythme est long mais ce relatif défaut nous permet justement de mieux apprécier les histoires qui nous sont racontées et de nous attachés aux personnages truculents qui peuplent cette série.

3. Glee

2009 – toujours en production
GleeProfesseur d’espagnol au sein du lycée McKinley dans l’Ohio, William Schuester décide de prendre la direction du club de chant de son établissement, laissé bien mal en point par son prédécesseur. Schuester va susciter des jalousies beaucoup de jalousie et de moquerie et seuls les losers accepteront de prendre part à l’aventure.

Lorsqu’on ma parlé de Glee j’étais loin d’être enthousiaste. Comédie musicale, lycée, ados boutonneux mal dans leur peau etc. très peu pour moi. Heureusement l’esprit de curiosité, devant tant de battage , l’a emporté et maintenant je suis accro.

Qu’est-ce qu’un série musicale? C’est pas une série où les acteurs passent leur temps à chanter tout et n’importe quoi. Dans une série musicale les chansons (la plupart du temps d’anciens tubes) sont placées avec à propos, contextualisées diraient les intellos, rien n’est placé au hasard dans Glee. En fait c’est, selon moi, la meilleure manière de comprendre le vaste répertoire des chansons anglophones pour des non-anglophones qui fredonnent à longueur de journée des chansons en anglais dont ils ne saisissent pas la signification.

Les séries surcotées

Est-ce qu’on a le droit d’avoir raison contre tout le monde? Je me sent dans la peau de Daladier en 1938 à sa sortie de l’avion le ramenant au Bourget après avoir signé les accords de Munich s’exclamant « Ah les cons ! S’ils savaient ! ». Au départ j’ai voulu intituler cette section « Les pires et les surcotés » et puis j’ai mesuré l’étendu de la production de nanards et qu’une vie entière ne serait pas suffisante pour parler des « pires ». Je vais donc me limiter aux « surcotés » et c’est déjà du boulot! Evidemment c’est le moment le plus polémique de mon papier, je vais froisser des amours propres et aller à l’encontre de certitudes ancrées au fond du cœur de beaucoup de fans de séries.

Dernier avertissement; je ne dis pas que les séries présentées sont des toutes des nanards, seulement que pour beaucoup d’entre elles l’écart entre leur réputation et la leur valeur réelle est large comme le Danube.

Dexter

2006- toujours en production
dexterLe pitch: Expert en médecine légale spécialisé dans l’analyse de traces de sang dans la police le jour, tueur en série la nuit Dexter Morgan n’est pas exactement un citoyen américain comme les autres. En fait Dexter n’est pas vraiment un tueur en série mais plutôt un « exécuteur en série ». La nuance? Il ne tue pas au hasard mais choisi ses victimes parmi ceux qui ont réussi à passer au travers de la justice; soit parce qu’il sont riches, malin ou tout simplement ont bénéficié d’un concours de circonstance favorable. Dexter se substitue à la justice ou fait fonction de cour d’appel et surtout d’exécuteur. Vous l’avez compris ce n’est pas le scénario très répétitif de chaque épisode qui me dérange; le héros, si on peut dire, trouve un criminel, le coince et l’exécute (et en plus la mise à mort suit toujours le même cérémoniel) . C’est le fond qui me dérange, à lui tous seul notre bonhomme est un escadron de la mort qui agit froidement et avec préméditation, tout le contraire d’un Vic Mackey (The Shield) qui bute un mec un peu accidentellement, mais pas trop, mais qui a quelques remords, même si cela ne dure pas longtemps. En fait c’est donner la mort qui devient une fin en soit et qui à force de se répéter me remplit l’estomac ou me fait mourir d’ennui. Je suis peut-être trop sensible.

Enfin je décerne mes félicitations aux producteurs car faire durer pendant 8 saisons, une série qui ne se renouvelle pas, est un sacré tour de force.

How I met your mother

2005 – toujours en production, 8 saisons
Une histoire qui tourne en rond et des rires en boite. Je ne sais pas quel est le profil des spectateurs de cette série; nostalgiques de la série Friends qui font leur crise de la trentaine ou de la quarantaine ou des ados mal dans leur peau qui se demandent comment trouver un petit-ami. Huit saisons pour un nanard comme celui là c’est long mais cela force l’administration, la productrice de la série doit coucher avec le responsable de la purification des chiffres de l’audimat ou un truc comme ça. Ils ne mérite même pas que je place une photo, je ne veux pas vous voir bande de pas beaux! Rires. Chapeau tout de même à la production car tenir 8 saisons avec cela c’est fort.

Si vous aimez ce genre de série aller plutôt voir l’original; Coupling, la comédie anglaise qui a « inspiré » How I met you mother.

The Big Bang Theory

2007 – toujours en production
The-Big-BangLeonard Hofstadter et Sheldon Cooper vivent en colocation à Pasadena, une ville de l’agglomération de Los Angeles. Ce sont tous deux des physiciens surdoués qui partagent quasiment tout leur temps libre avec leurs deux amis Howard Wolowitz et Rajesh Koothrappali pour jouer à des jeux vidéo comme Halo, organiser un marathon des films Superman, jouer à des jeux de société ou de rôles comme Donjons et Dragons, voire discuter de théories scientifiques très complexes. Leur univers routinier est perturbé lorsqu’une jolie jeune femme, Penny (avec deux n et y pas un un seul n et is), s’installe dans l’appartement d’en face.

Avant de voir cette série j’avais des doutes, après seulement une certitude. The Big Bang Theory est construit comme un film pour adolescent mais à destination de jeunes adultes. Je pense que cela peut faire quelques Geeks qui pourraient reconnaitre un de leur copain mais à part cette cible je ne vois pas qui d’autre pourrait se passionner pour cette série.

Pour être tout à fait honnête je me suis arrêté aux 3ème épisode de la première saison mais on m’a dit que les saisons suivantes étaient bien meilleures.

Battlestar Galactica

2004 – 2009, 4 saisons
Tricia-HelferAprès une attaque nucléaire sans précèdent, les derniers rescapés de l’espèce humaine partent à la recherche de la 13ème colonie, une planète mythique appelée Terre. Afin de résister aux robots Cylons, qui ont le pouvoir de se transformer sous une enveloppe charnelle humaine, le Commandant Adama et la Présidente Laura Roslin devront unir leurs forces afin d’identifier les Cylons infiltrés à bord du Battlestar Galactica.

Battlestar Galactica est un remake de Galactica une série des année 70. Un début prometteur et puis cela s’arrête là. Des acteurs pitoyables, un scénario famélique et insipide (à croire que le scénariste est un robot Cylon), des scènes de combat ridicules (même moi je faisais plus vraisemblable quand gamin je me battais avec ma petite sœur). En résumé une série de SF pour ceux qui n’aiment pas la SF.

Heureusement qu’il y a la plastic irréprochable de Tricia Helfer pour retenir les spectateurs de sexe masculin devant leur écran…profitez-en car les Cylons on le dont de ce dupliquer et pour le prix d’une Tricia vous en avez 5!

Six pieds sous terre

2001 – 2005, 5 saisons
Six-feetLe quotidien d’une famille, les Fisher, qui dirige une société de pompes funèbres en Californie. A la mort du fondateur les deux fils reprennent l’affaire mais la transition ne va pas être de tout repos.

J’ai entendu et lu beaucoup de bien à propos de cette série, mieux j’ai même vu des critiques qui la plaçaient au même niveau que The Shield ou the Wire;. faut arrêter de fumer la moquette les gars. Même la saisons une, pourtant la plus réussie, n’arrivent pas au leur chevet. Certes l’idée est originale; à ma connaissance aucun producteur de série ne s’est penché sur la profession de croque-mort, mais ce n’est qu’un début, encore faut-il transformer l’essaie.

La saison une est une réflexion intéressante et intelligente du rapport qu’à l’Homme avec la mort, la saison s’est dirigée vers un soap insipide où chacun des personnes se regarde dans le nombril. Une erreur d’aiguillage en somme.

Weeds

2005 – 2012, 8 saisons
weedsConfrontée à des difficultés financières à la suite du décès de son mari causé par une crise cardiaque, une mère au foyer bien sous tous rapports, Nancy Botwin, entreprend de vendre de la drogue à ses voisins.

Je vous rassure notre héroïne (sans jeux de mot) ne deal que du cannabis. Faut quand même qu’elle reste sympa pour la ménagère de moins de 40 ans. Comme toutes les séries dont on dit le plus grand bien et qui au final se révèle être médiocre il y a un première saison réussie. Et bien même cela Weed n’arrive pas à la faire, en étant généreux on va dire que seuls les 3 ou 4 premiers épisodes sont très réussis après cela tourne en eau de boudin. A force de flirter avec le politically correct on finit par s’emmerder.

Désolé mais e n’ai pas été jusqu’à voir les huit saisons.

Damages

2007 – 2012, 5 saisons
damagesEllen Parsons est une jeune et brillante avocate new-yorkaise. A sa sortie de l’école, elle est embauchée dans le plus célèbre cabinet de la ville, celui de Patty Hewes, une avocate aux dents longues à laquelle aucune affaire ne semble résister. La collaboration va être fructueuse… mais ô combien dramatique.

Superbe série; suspens, acteurs, mise en scène, etc. Dès le premiers épisode on sent que la production a de grande ambition et qu’on n’est pas devant Les Cordier, juge et flic.

Alors pourquoi damages se trouve-t-elle dans la catégorie infamante des Surcotés ? Cette série est une arnaque. Et je pèse mes mots. On nous fait croire qu’a la fin de chaque saison (sauf la dernière) on va nous livrer une partie du suspens, un peu comme on donne un os à ronger à un chien. Que néni! Le message est simple; passer de bonnes vacances et on se revoie à la rentrée.

Arrow

2012 – toujours en production
arrow-stephen-amellA la suite d’un naufrage et après avoir passé cinq ans sur un île déserte, Oliver Queen, riche playboy, revient dans sa ville natale pour lutter contre le crime sous l’apparence d’un archer vert. A titre personnel si je m’étais retrouvé isolé et loin de tout contact humain pendant cinq ans, la première chose que je ferais en revenant à la civilisation ne serait surement pas de courir après les méchants. Affaire de goût.

Quand on est scénariste, pourquoi se creuser la tête quand d’autres avant vous on fait le plus gros du boulot et qu’il ne suffit que de se baisser pour ramasser la gloire? Cette série est adaptée d’un comics américain, Green Arrow, lui-même largement inspiré de Robinson Crusoé, de Robin des Bois et du Comte de Monte-Cristo. A force de faire des copies de copies on perd la sauveur de l’œuvre originale. La série Arrow est la copie de trop. La seule originalité apportée est la présence d’un acteur au visage d’ange doté de tablette de chocolat à la place du ventre. On n’attire pas la ménagère de moins de 40 ans avec du vinaigre.

Chaque épisode est identique. Un méchant aussi puissant que nuisible que notre beau et musclé archet parvient à neutraliser au bout de 45 minutes montre en main grâce à ses flèches qui se plantent dans le béton armé aussi facilement que qu’un couteau à beurre dans un motte de beurre restée sous le soleil andalou toute une journée. Aucune nuance et pas de suspens. Je ne blâme pas les acteurs qui font ce qu’ils peuvent et qu’ils doivent se dire qu’ils n’avaient pas signé pour cela. Je suppose que la crise économique touche aussi Hollywood.

Beaucoup de bruit pour rien.

Vikings

2013 – toujours en production
une-nouvelle-serie-aux-etats-unis-tient-le-bon-cap,M105821La série suit les exploits d’un groupe de vikings mené par Ragnar Lothbrok, l’un des plus populaires héros vikings de tous les temps au destin semi-légendaire.

Une petite série canado-irlandaise, et oui! surprise aucun pays scandinave ne co-produit ce film, cela se ressent d’ailleurs au niveau des incohérences historiques et de l’apparence physique des acteurs ( mais puisque Hollywood n’hésite pas à choisir un acteur blond au yeux bleues pour incarner Jésus pourquoi ne pourrait-on pas présenter des Vikings bruns aux yeux marrons).

Ecolier vous vous souvenez sûrement d’un de vos petits camarades sérieux et bosseur mais qui n’obtenait pas de résultats à la hauteur de l’énergie qu’il dépensait. Peut-être était-ce d’ailleurs vous? Et bien Viking est dans la même situation, on sent une volonté de bien faire de la part des acteurs et des techniciens (les images des fjords sont très belles) mais faute d’un bon scénarios et surtout par manque de moyens financiers suffisants tout tombe dans l’eau froide de la mer du Nord. On est à des années lumières des reconstitutions historiques de séries comme Les Tudors ou Borgias. La conquête du nord de l’Angleterre avec un Drakkar et douze soldats dont une nana c’est un peu léger. A noter la belle prestation de Gabriel Byrne, dans le rôle de du comte Haraldson, qui malheureusement meurt dans les premiers épisodes de la série.

C’est pas une mauvaise série mais on rate une marche avec Rome et surtout avec tout le battage médiatique autour de sa sortie.

Falling Skies

2011 – toujours en production
Falling-SkiesSix mois après l’invasion de la Terre par Les Esphenis, des extraterrestres, un groupe de résistants, la 2de division s’organise pour combattre les envahisseurs, avec à sa tête le capitaine Weaver, secondé par Tom Mason, un ancien professeur d’histoire à la recherche de son fils.

Moi, quand je serais grand, je veux être Américain et bosser dans le cinéma. Quand une série américaine est produite par un grand nom du 7ème art, j’ai nommé Mister Spielberg, les chaines du monde entiers sont obligées de la programmer même si c’est un nanard. Comme ça, même si la série ne fait pas un carton aux U.S.A., sa diffusion internationale lui assure un minimum de rentabilité et donc permet de refaire un autre nanard. C’est ce que j’appelle les effets vertueux pour Hollywood d’un cercle vicieux (ou l’inverse).

Je ne sais pas ce qui est le pire dans cette série; les acteurs peu convaincants, le scénario écrit avec un pied gauche ou les effets spéciaux dignes des années 60.

Il parait qu’à partir de la saison 2 la série s’améliore. Comme avec une voiture, il faut d’abord passer la première qui malheureusement pour Falling Skies grippe.

The mentalist

2008 – toujours en production
the-mentalist2L’unité des crimes majeurs du Califonia Bureau of Investigation (CBI), dirigée par Teresa Lisbon, enquête sur des crimes, avec la collaboration de Patrick Jane, consultant pour le CBI, utilisant ses facultés de mentalisme.

Vous, votre mère ou votre grand-mère avaient adoré l’inspecteur Columbo. Bonne nouvelle, il est de retour sous les traits d’un homme plus jeune, plus sexy et plus blond. Rassurez-vous il conserve des cheveux bouclés, sa vielle voiture français un peu rétro (on est passé de la Peugeot 403 cabriolet à une Citroën DS Pallas 1972), son petit air ridicule et bien sûre une perspicacité à toute épreuve.

Pour tenir compte de l’évolution de la société des des mœurs, les producteurs lui ont adjoint des nanas sexys et un représentant d’une minorité ethnique.

Cette série bouclée (les épisodes se suivent indépendamment les uns des autres) avec des épisodes de qualités inégales se laisse voir facilement, trop facilement même, tellement les énigmes sont répétitives et toujours construites sur le même schéma. En gros le coupable c’est toujours le mec un peu en retrait et qui a l’air propre sur lui. Patrick Jane, le personnage principal, est vraiment trop fort; Il te sert la louche et devine ce que tu as mangé au petit déjeuner et si tu es clitoridienne ou vaginale! Enfin sa qualité première, c’est de réussir à endormir des millions de téléspectateurs pendant les heures de prime-time.

Mais comment Tf1 va-t-elle réussir à vendre du temps de cerveau humain disponible à Coca-cola si les mecs dorment?

Orange is The New Black

2013 – toujours en production
oitnbPiper Chapman est envoyée en prison pour quinze mois pour une vielle affaire de transport de valise d’argent venant d’un trafic de drogue, dix ans plus tôt. Elle y retrouve son ex-amante et ex-boss Alex Vause. Piper, qui est une caricature de WASP, tente de s’adapter à la vie en prison et de cohabiter avec des détenues dont les ancêtres ne sont pas arrivés en Amériques à bord du Mayflower.

Orange is The New black fait implacablement penser à Oz. J’ai même cru à un remake féminin. Mais non, cela n’a rien à voir. La prison fédérale pour femme de Litchfield ressemble un peu trop à une colonie de vacance. En fait c’est plus Papa Schultz qu’OZ tellement le parti prit ici est le rire et la déconnade. C’est un choix.

Globalement la série n’est pas déplaisante et se laisse voir facilement mais c’est pas le chef d’œuvre annoncé à droite et à gauche (combien sont payés les gars pour poster des critiques dithyrambiques?).

Un coup de chapeau à Jason Biggs, que j’ai adoré dans American Pie mais qui oublie qu’il est peut-être temps de ne plus jouer les adolescents juifs maladroits avec les filles et de chercher des rôles un peu plus denses.

Netflix apprend à ses dépends que distribuer des films et les produire c’est pas le même métier. Avertissment aux vieux vicelards et aux plus jeunes aussi, il y a quelques scènes de nue mais cela ne va pas très loin.

Grey’s Anatomy

2005 – toujours en production
greys-anatomy-suddenlyCette série nous montre les aventures d’une équipe médicale d’un hôpital fictif de Seattle.

Attention: Grey’s Anatomy c’est du lourd, du très lourd.

Le personnage principal est Meredith Grey, la pauvre petite fille riche, dont la mère est une ancienne et prestigieuse femme chirurgien, mais qui refuse de bénéficier de tout passe-droit. Au premier épisode de la série, Meredith va se saouler dans un bar et finit au lit chez elle avec un inconnu. Comme par hasard c’est son future patron. Une chance sur dix millions que cela arrive. Trop forte Meredith!

Cristina Yang est une de ses amies, co-locataires et collègues. Alors qu’elle n’a que 9 ans, son père décède dans un accident de voiture dans lequel elle était aussi présente. Les secours ne sont pas arrivés à temps pour le sauver et il s’est vidé de son sang devant ses yeux. C’est pour cela qu’elle décide de devenir chirurgien. Vous pouvez sortir les mouchoirs.

Izzie est une autre une de ses amies, co-locataires et collègues. Elle est issue d’une famille pauvre vivant dans une caravane. Elle pose pour une campagne de pub de lingerie pour payer ses études en médecine (plutôt que d’emprunter 200.000 dollars à la banque, c’est pas con comme idée mais c’est pas donné à tout le monde d’avoir un corps de rêve). Elle a eu une fille, Anna, alors qu’elle n’avait que 16 ans, qu’elle a fait adopter. Vu son C.V. on devine qu’elle vient des Appalaches ou d’Alabama. George O’malley, surnommé “007 permis de tuer” après avoir raté l’opération d’une appendicite, il pâtit de son manque de confiance en lui. À l’hôpital comme dans sa vie intime, il peine à s’affirmer. George, qui est surement puceau, est victime de violence psychologique que lui inflige Izzie. Notre Interne-bimbo girl passe sont temps en effet à se balader à moitié à poil devant lui.

Aucune originalité, des intrigues sont d’une banalité affligeante, des acteurs sont mauvais, du politiquement correct à tous les étages (les Blacks sont toujours compétents, une interne asiatique tombe amoureuse d’un médecin noir et plus on monte dans la hiérarchie plus ils sont nombreux…le contraire de la vraie vie). On devrait renommer cette série Les feux de l’amour à l’hôpital.

10 saisons et toujours en cours de production! Pour une série médicale médiocre c’est plus de l’acharnement thérapeutique mais un miracle; Alléluia! Quand on connait quelques séries excellentes qui, malgré des succès critiques, une bonne d’audience et une vrai communauté de fans ne passent pas la 2ème saison, au hasard Carnivàl, on ne peut que tirer son chapeau aux producteurs de Grey’s Anatomy.

The White Queen

2013,1 saison
The-White-QueenPréquelle non-officiel de la série Les Tudors mais sans les moyens financiers de cette dernière et surtout avec un scénario brouillon. L’action se déroule pendant la Guerre des Deux-Roses (1455-1485) qui a entrainé des bouleversements politiques considérables et d’énormes changements dans l’équilibre des pouvoirs en Angleterre et par ricochet en France. Ceux qui se sont penché sur ce sujet savent que cette période est très compliquée avec des alliances, des contre-alliances, des alliés qui changent de camp comme de chemises, des familles qui s’engagent dans les deux camps etc. Les scénaristes auraient pu opter pour le plus logique et le plus simple; faire débuter la série au début de cette guerre, ils la font commencer en 1464 et au final on y comprend plus rien.

The White Queen donne la fausse impression d’une série qui s’adresse aux femmes. L’acteur principal est une actrice et les femmes sont très souvent impliquées dans toutes les grandes décision..même si on ne le écoute pas toujours. En fait la présence féminine sert trop souvent à justifier les trop nombreuses scènes d’amour (ou plutôt de baise).

The White Queen s’est fait étriller à juste raison par la critique et si vous avez aimé The Tudors, il est fort douteux que vous aimerez cette série remplie de niaiserie et de minauderie.

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92 commentaires on “Les meilleures séries TV et les surcotées

  1. inarritu dit :

    Salut, à propos de six feet under as tu tout regardé?

    • Letaulier dit :

      Bonjour,

      Evidemment non, je me suis arrêté au milieu de la deuxième saison. Pourquoi, la sérié monte en régime après?

      • pmdupeyron dit :

        Je ne sais pas si elle monte réellement en régime mais le travail les personnages est impressionnant. Je me suis rarement senti aussi proches de personnages de série.
        En toute honnêteté, ce qui fait que je me souviendrai toujours de cette série c’est son final … 7 minutes d’émotions d’une intensité que je n’ai jamais retrouvé depuis. Tu vas surement penser que je suis un peu taré mais regarder les 5 saisons juste pour finir sur ces 7 minutes, ce n’est pas du temps perdu !
        Mis a part pour six feet under, très bon classement a mon gout et merci d’avoir classé par genres !
        A bon entendeur

      • Seb dit :

        Il faut avoir vu 6 feet under en entier… J’avais aussi laissé tomber dans le courant de la saison 2, et un pote un jour m’a convaincu de regarder jusqu’au bout… je ne le remercierai jamais assez… c’est une des plus grandes séries de tous les temps… la manière dont les personnages se construisent et dont on s’attache à eux est unique… et je pense, sincèrement, qu’aucun final de série n’arrivera jamais à égaler celui-là…

  2. nom dit :

    Quand tu démontes, tu démontes… t’y vas pas de main morte!

    • Letaulier dit :

      C’est souvent ce que me dis ma femme!
      plaisanterie mise à part, je ne « démonte » pas pour le plaisir de le faire, je ne suis pas sadique. J’essaie d’apporter des arguments honnêtes.

  3. Poucin dit :

    Très intéressant ! J’aimerai avoir votre avis sur la série Française Kaamelott ?

    • Letaulier dit :

      Je n’ai vu que 2 épisodes de cette série. Je n’ai pas accroché l’humour « Titi parisien » de la série et même le beau regard d’Audrey Fleurot ne m’a pas retenu.

    • Marion M. dit :

      Moi qui ne suis personne mais qui pour la peine connaît très bien Kaamelott te conseille vivement de regarder, chez toi peinard, tu riras beaucoup les 3 premières saisons, lors de la quatrième le format (très court) commencera à te gêner, la cinquième sera longue mais lourdes de conséquences pour la sixième (format 45 minutes) qui est une apothéose à elle-seule du génie d’Alexandre Astier. Vraiment, à voir et à revoir, on en apprend toujours plus à chaque fois sur l’autre mais aussi sur soi.
      (première règle: nous sommes tous le con de quelqu’un).
      J’espère qu’en 5 mois tu y a pris goût!

  4. disqus_mCFS6XFtUW dit :

    interessant ce classement…mais so british…sans « Misfits »… c’est juste pas possible !

    Pour « 6 feet under » ,..ah non…pas surcôtée….c’est LA serie n°1, c’était très nouveau, le générique, l’intro, les personnages un peu losers pas très reluisants ….celle qui m’a fait découvrir que série américaine ne voulait pas juste dire « alerte à malibu » ou « charmed » ! alors…pas touche! faut insister!

    Sinon dans politique, je mettrais « good wife » et dans les inclassables « treme » (quelles musiques!!! j’ai découvert que j’aimais bien le jazz!) et « L World » (très instructif et…. raffraichaissant!)

    • Letaulier dit :

      Je ne parle évidemment que de ce que j’ai vu. Faut donc que je me mate « Misfits ».

      Good wife ne m’a vraiment pas convaincu. Répétitif, plat et naïf (le mari est en taule mais évidemment c’est un coup monté).

  5. toto dit :

    utopia !!!!

  6. Docteur dit :

    Il manque Doctor Who…

    • Letaulier dit :

      Pas du tout. Docteur Who est une bonne série mais pas assez pour figurer dans « les meilleures » .

      • Tous les goûts dit :

        classement complètement bidon sans Dr Who, d’autant que toutes les séries « surcotées » sont les meilleures…

      • Jul's dit :

        Une bonne série ??? C’est juste la série la plus prolifique de tous les temps (plus que les simpsons) et qui est une référence légendaire dans la SF … Le problème c’est que dès que c’est pas américain … Pour moi, ton classement est excellent, mais il manque juste Dr Who dans le top 2 ou 3 des séries SF … Perso j’ai adoré GoT mais je trouve quand même Dr Who bien plus travaillé, inventif … et juste mieux quoi …
        Après ce n’est que mon avis, mais l’absence de ce monument des séries de SF est la seule choses qui me gène dans ce classement, mais ca me gène un peu beaucoup ^^

  7. Will dit :

    Je trouve ce classement plutôt juste et éclectique dans l’ensemble. Et c’est bien pour une fois de ne pas confronter les séries entre elles. Chacune est singulière.

    Par contre je me permet de réagir sur six feet under, que je ne trouve absolument pas surcôtée, mais qui au contraire, à mon sens fait partie du panthéon des plus grandes réussites. Une série qui brise de nombreux tabous avec intelligence. Réal, musique, interprétation, scénario, tout est au diapason! L’une des oeuvres qui m’a le plus fait vibrer, et réfléchir sur mon rapport aux autres. Et je trouve que la série atteint des sommets de profondeurs dans la saison 5. Il n’y a que la 4 que je trouve légèrement en deça.
    Par contre homeland je la trouve surcôtée, ha ha. comme quoi tout est subjectif et affaire d’adhésion ou non.

    Sinon d’autres suggestions: treme, in treatment, enlightened, carnivalé et rectify.

    • Letaulier dit :

      Carnivalé est vraiment top et fera bientôt son entrée dans le classement..faut juste que je trouve un peu de temps. Enlightened, vu mais pas convaincu.

    • Fridoline dit :

      totalement d’accord pour Carnivalé (mais j’aurais aimé une suite…) et rectify. J’ai pas réussi à accrocher avec treme, mais je vais réessayer. Enlightened : bof, pas convaincu non plus. In treatment : je vais essayer.
      Merci de dire que Homeland est surcôtée, je trouve aussi, mais je n’ose plus le dire, tant il y a de fans ! J’ai accroché au départ, même si l’agent secret bipolaire c’est carrément abusé, et pourquoi pas mythomane tant qu’on y est, mais surtout, c’est vite plus crédible. Vu comme les ricains plaisantent pas avec le terrorisme, ça me paraît complètement surréaliste que l’histoire continue encore et encore. L’agent retourné qui tourne et retourne sa veste à longueur d’épisode, j’y crois plus. Le début était bien mais il y a pas matière à poursuivre la série au-delà de la première saison (+ 2 ou 3 épisodes de la 2èmesi je suis gentille).
      Pour Six feet under, encore une fois, j’avoue avoir tout regardé, mais je ne trouve pas d’arguments pour défendre cette série… désolée…

  8. Yoyo dit :

    Inclure les series « hospitalière » avec l’emblématique urgence, puis Dr House, Grey’s Anatomy, ou même Scrubs en comique. Pour moi Dr House et Grey’s Anatomy on marqué une époque 🙂

  9. yokme dit :

    Franchement , il manque quand même quelques perles françaises telles que, Engrenages, Mafiosa, voire les revenants, quant au classement, la palme revient à Breaking bad .

    • Muiride dit :

      Pour parler séries françaises, honnêtement jusqu’à il y a peu dans ma tête ça sonnait: demi tour immédiat. Mais entre temps j’ai découvert « Profilage ». Au départ on se demande ce qu’on fout à regarder un policier frenchi armé d’une potiche haute en couleurs et en ridicule mais finalement, après quelques épisodes d’accoutumance, on se prend au jeu. Dans une juste balance entre humour, drame et suspens, on se laisse mener par ses personnages complexes et leurs interrelations qui le sont tout autant. Ce que j’ai apprécié finalement c’est qu’on arrive enfin à faire une série française policière qui soit à peu près (à peu près je vous l’accorde) réaliste sans tomber dans le Julie Lescaut & Co. Si on trouve bien entendu quelques caricatures ici et là, l’essentiel c’est que ça sent effectivement la touche française sans pour autant avoir envie de zapper ni de piquer un somme comme devant bien d’autres compatriotes!

      Pour les US, je dois remercier ce classement qui enfin sait se respecter. C’est plutôt agréable d’en découvrir enfin un qui ne laisse pas côtoyer les marvels ratés comme arrow (où on passe à côté de toute la complexité des personnages marvels et où les acteurs sont mauvais à un point assez abyssal) avec les perles comme game of thrones.

      Pour ma part, j’aurais sans doute ajouter « Justified » quelque part dans ce classement, et « misfits » dans les so british, mais dans l’ensemble je voulais simplement te remercier d’un classement fiable pour une fois!

      • Letaulier dit :

        J’ai pas encore vu « misfits », par contre « Justified » n’est ni bon ni mauvais donc j’avais aucune raison de le citer.

  10. yokme dit :

    Il y a aussi Luther et Whitechapel …

  11. Matthieu Chantemesse dit :

    C’est marrant comme toutes les séries que j’adore ce retrouvent dans le top, et celles que je n’ai jamais réussie à finir sont dans le flop ^^

  12. bob84 dit :

    Merci infiniment de ne pas m’ecorcher les yeux (et le coeur) avec un top 10 qui contient Grey’s Anatomy, Les Experts et Plus belle la vie sur le podium comme ca arrive tres souvent.

    Cepandant:
    – The Sopranos pas numero un! au moins a egalite avec The Wire – on pourrait d’ailleurs mixer « policiers » et « bad boys »
    – j’ai du mal a comprendre que Entourage et Californication fassent partie d’un quelconque top (bien qu’elles soient toutes deux divertissantes… mais rien de plus)
    – Six Feet Under est un top dans la categorie Inclassable
    – Ainsi que Friday Night Lights qui est absent

    • Letaulier dit :

      -The Sopranos ont été numéro 1 dans mon petit cœur avant que je ne découvre The Wire.
      – C’est vrai que Entourage et Californication sont assez loin de The Sopranos, par exemple, mais dans leur catégorie il n’y a pas mieux pour l’instant. C’est un peu comme le PSG en championnat de France si tu vois ce que je veux dire.
      – Six Feet Under..disont les goûts les couleurs.
      – Friday Night Lights: Pas encore vu

    • All Watcher dit :

      Salut à tous,

      sorti de la parenthèse Nadine Morano avec Marion qui n’a pas capté qu’elle était taxée pour sa vulgarité et qui m’a beaucoup fait rire, j’ai envie de dire un Merci amical pour ce blog qui tranche un peu (car on recherche ici des avis tranchés et pas insipides) par rapport aux sempiternels classements de journalistes et de scénaristes de tous poils et qui ne donnent pas une bonne lisibilité sur les productions du moment à retenir. Jordan, tu la ramèneras quand tu auras produit ton propre blog, pour l’instant tu ne brilles pas par tes avis.

      En effet les séries ne datent pas d’hier et le classement pourrait remonter aux années 60, on s’occupe donc ici d’élaguer un peu dans la production actuelle foisonnante ce qui est une bonne chose ! Par exemple dans la catégorie Western j’ai regardé Deadwood, ça me fait penser à du Shakespeare en canette sur fond de Western (les dialogues sont parfois excellents), mais avec peu d’action finalement pour un Western… L’intérêt principal de Deadwood étant de nous présenter la transition entre les gardiens de vaches reconvertis en chercheurs d’or face aux industriels opportunistes et sans scrupule comme Randolph Hurst qui vont devenir les premiers tycoon des USA au 19eme siècle, c’est une dimension assez peu abordée et c’est original. Mais en réalité les meilleures séries de Western sont passées, je n’en citerai que deux qui ont bercé mon enfance : Centenial avec Robert Conrad et How the West was won racontant l’épopée de la famille Macahans. On rajoutera les Mystères de l’Ouest mais qui sort de la catégorie à cause de son côté fantastique. Deadwood est donc pas mal, sans déchirer, au niveau Western actuel, y’a pas bcp mieux, en revanche c’est médiocre face aux productions passées, plus lyriques et épiques et correspondant mieux au genre.

      Dans la catégorie SF, même combat pour ne citer que Battlestar Galactica, l’ancienne version paraîtra un peu vieillotte aujourd’hui, mais comme pour les premiers Star Wars, il y avait un génie inventif des créateurs de maquettes qui rendaient les effets bien plus réalistes que les images de synthèses actuelles dont on nous abreuve comme des veaux ! Rien dans la production actuelle n’a égalé Comos 1999, l’Age de Cristal voire des choses comme Star Trek. Certains opus peuvent paraître répétitifs mais il y avait à l’époque un contenu philosophique et d’anticipation sur l’avenir de l’Humanité qu’on a perdu. La seule vraie bonne réadaptation de pure SF qui a été refaite ces dernières années est celle de V qui devrait figurer dans le palmarès mais dont les producteurs ont été obligés d’arrêter par manque d’audience ! Le jugement du Taulier est par contre bien trop sévère envers Falling Skies qui mérite son pesant de cacahuètes par ses innovations en termes de concepts, notamment au niveau de harnais de contrôle vertébraux pour faire travailler les humains comme esclaves au service des aliens envahisseurs, le fait que ces aliens aient déjà subjugué d’autres race extra terrestres susceptibles de se révolter et de servir d’alliés aux humains, sur les dissensions entre résistants ou au contraire ce qui les soude au niveau politique. Le côté nanar ressort au niveau des épaves de bagnoles équipées de mitrailleuses qu’on nous ressert pour justifier d’une humanité déclassée. Un autre Nanar-Concept que je trouve vraiment pas mal c’est Révolution, mais je vous laisse goûter, dans le genre post apocalyptique, c’est mon préféré, même s’il a des défauts, son plus c’est de bien montrer la saloperie humaine en temps de crise 😉 Games of Thrones c’est de l’Héroic Fantasy, pas de la SF, par contre c’est mieux quedes superproductions comme le Seigneur des Anneaux (frisant le ridicule romantique) et de loin…mais je reconnais qu’il était dur de le placer ailleurs, c’est LA série à voir en VO pour ceux qui ne voudraient n’ en voir qu’une seule. Au rang des surcotés à mon avis figure Walking Deads bien qu’encensée par tout le monde. Bien sûr il y a le stress post apocalyptique et dramatique de ces humains condamnés à manger de la pâté pour chien volée dans des hyper désertés et fuyant des zombies mordeurs qui voudraient se les mettre sous la dent. Mais bon sorti de fendre des cranes à la hache dans un délire d’hémoglobine, je n’ai pas eu le sentiment que le scénario était d’une finesse fantastique, si j’avais du qu’un tel nanar marcherait je l’aurais pondu moi-même : préparez vous, je vous colle 100 zombies au cul et j’étudie toutes les variations autour d’un même thème : comment s’en sortir bande de nazes ^^ Nen le côté percolateur de cranes me fatigue un peu à la longue, on verra les prochains opus mais rien de neuf sous la plume des scénaristes, déjà vu mille fois entre 28 jours plus tard et consorts, du réchauffé ! Je ne veux pas brimer non plus les fans de Docteur Who, mais de mon point de vue, le côté Kitshounet British à tendance loufoque ne cadre pas avec mysticisme philosophique attendu par les vrais aficionados de SF, c’est donc une série sympa, mais secondaire dans le genre.

      Passons aux inclassables maintenant, tu devrais les ranger dans ce que les Américains appelleraient Adult Drama, c.a.d une sorte de la comédie dramatique mi amère mi drôle sur le sens de la vie. Breaking Bad fait assurément partie des hits en la matière même si parfois cela manque de rythme, le pitch est d’ailleurs analogue à Weeds : un citoyen ordinaire ayant des problèmes financiers et qui s’en sort en organisant une filière de vente de drogue et se perd dans ce petit jeu malsain et vite trop addictif. Weeds à ce niveau est sans doute inférieur cela ne fait aucun pli et puis je ne suis pas un fan la publicité pour le pétard ou l’herbe, ça ramollit la cervelle de ceux qui cherchent à fuir le monde. Six Feet Under ou Six Pieds Sous Terre est un de ces OVNI inclassables qui brille encore par sa puissance psychologique évocatrice même si je ne l’ai pas regardé, mais c’est vrai beaucoup de gens reconnaissent que c’est très bien après le rythme est sans doute un peu trop lent ou doux-amer, bref faut le tester soi-même, ça dépend de l’ humeur du temps.

      Pour les séries historiques rien à dire, il n’y a rien de mieux que Rome bien qu’inachevée. dans la lignée tu peux mettre les premiers Spartacus. Après au niveau des Tudors et de Borgia, il n’y avait pas beaucoup de choix et ça se vaut honnêtement, il y a plus excitant au niveau thèmes historiques que les rivalités politiques et les excès induits sous Henri VIII ou Césaré Borgia. A une époque j’avais adoré une production franco-roumaine racontant l’ascension de Guillaume, bâtard de Normandie, devenu Le Conquérant et parti envahir l’Angleterre, je n’ai jamais réussi à retrouver cette série à l’exactitude et à la justesse historique sans pareil ! En ce qui concerne Viking, j’avais très peur de tomber sur une daube sans nom avec des guerriers à dreadlocks façon rasta du Nord et un côté décalé à la 300 que je trouve débile (c’est horrible de falsifier l’histoire au profit de l’entertainement, elle est souvent plus intéressante, sauf pour les incultes avides de cascades et d’action)… J’ai été rassuré même si la série doit encore faire ses preuves. En réalité cette petite série sans prétention est le parfait manuel de compréhension de l’épopée Viking : des paysans pauvres, pragmatiques, pressurés par leurs nobles, habitués à des conditions de survie difficiles et dont la seule issue est de tenter l’aventure pour piller les contrées plus riches alentours. Ça peut paraître peu spectaculaire, mais oui ça a commencé avec 2 ou 3 Drakkars partis en reconnaissance sur les côtes alentours et ça s’est transformé en expéditions de masse jusqu’à envahir l’Angleterre, la Normandie, la Sicile et à coloniser la Russie jusqu’à Bysance ! Ce qui est intéressant dans
      Viking, ce n’est pas de voir de grands raids groupés de milliers de combattants, mais le côté entrepreneur-pilleur, les dissensions internes de ce peuple et comment l’aventure outre mer a été un puissant moteur de promotion sociale. On retrouve le même schéma avec les colons du nouveau monde ayant quitté l’ancien car bridés par la société de castes régnant en Europe sous l’Ancien Régime. Une leçon de vie pour tous ceux qui veulent fonder leur entreprise et devenir des travailleurs indépendants, un homme avisé et intelligent ce Radnar Lodbrok, assurément ^^

      Je termine par Dexter entre le policier et l’inclassable, c’est un transgenre, comme son héro de sérial-killer justicier, en général quand on aime le sang à ce point on se passe de la justice pour s’en procurer, le concept est donc très original et sorti des problèmes psychologiques d’une sœur amoureuse chiante qui fait un complexe d’Oedipe, on est quand même dans du très bon, un personnage qui surfe avec la ligne rouge consistant à découvrir sa véritable nature en permanence et qui nage entre bien et mal comme un sous-marin en eaux troubles et qui doit en plus gérer un bambin dont on devine qu’il va vite percuter sur le caractère ambigu de Papa. Là où vous faites une erreur dans votre analyse, c’est de voir la chasse au criminels comme le but ultime de chaque épisode alors qu’en fait ce n’est que le quotidien ordinaire de ce légiste-flic-justicier expéditif-criminel, toute la justesse du propos étant de se glisser dans sa peau pour ressentir à quelles contorsions insupportables le conduisent l’art du camouflage continuel pour avoir la vie de Monsieur Tout Le Monde. En outre il y a une grande continuité entre les épisodes et chaque saison aborde le thème d’un nouveau type de criminel malade mental à chasser. C’est de la haute voltige de compétition, donc Monsieur le Taulier, prenez note que vous avez sans doute sous estimé Dexter dans votre hit parade, c’est du grand art scénaristique, à n’en pas douter 😉

      Bien à vous

  13. Fridoline dit :

    j’aime bien ce classement.
    Moi aussi j’aurais rajouté « the good wife » dans les séries judiciaires. J’aime bien suits, c’est bien rythmé, mais les 2 gars commencent à me saouler à trop être des super winners.
    Fan de SF, j’ai du mal à en trouver des biens mais merci d’avoir cité real humans, auquel j’ajouterais orphan black, mais difficile de citer des séries trop récentes vu qu’on ne sait pas comment elles vont évoluer.
    Dans politique, j’ajouterais house of cards, vraiment super !
    Je pleure et déplore la fin de breaking bad, snif ! Même si je suis heureuse qu’il y ait eu une vraie fin.
    Je partage ton avis sur les surcotés. J’ai un avis mitigé sur « 6 feet under », j’ai tout regardé et je me suis attachée aux personnages sans vraiment me l’expliquer, mais je comprends qu’on ne trouve pas de réel suspense ni intérêt pour cette série.
    J’ai essayé soprano, mais j’y suis pas arrivé, désolée, je sais que les fans ont du mal à entendre ça, l’univers de la mafia ça m’a saoulé.
    J’ajouterais enfin : orange is the new black, des séries danoises/suédoises, telles « bron » (the bridge), forbridelsen (the killing), et des séries anglaises, j’en ai découvert plein de bien ; the hour, broadchurch, hit and miss et misfits of course.
    A part ça, je vous conseille Hannibal, Bates motel dans le genre psycho tordu.
    Moi j’ai bien aimé « The Borgias », même encore davantage que « Borgia », la faute à Jeremy Iron dans le rôle du pape, j’adore !!!
    Je serais ravie d’échanger davantage et de lire d’autres conseils ou suggestions.

    • Letaulier dit :

      Une femme avec des goûts de femmes 🙂

      Orange is the new black c’est pas mal dommage que Jason Biggs la flingue (pourtant j’adore ce mec dans American Pie) et puis surtout je préfère l’original; The wire.

      Je n’aime pas Jeremy Iron, c’est pas son jeux mais son apparence physique qui me met mal à l’aise mais tu piques ma curiosité et dés que j’ai le temps j’y jetterais un œil.

      • Fridoline dit :

        j’ai dévoré the wire et j’ai vraiment adoré cette vision d’ensemble du système américain : c’est critique mais présenté de manière très objective. Difficile à expliquer. J’aime la façon dont les faits divers de la rue sont corrélés avec la vie politique et les institutions. Un peu comme dans les séries danoises, d’autant plus intéressantes que leur système est encore plus proche du nôtre. Et puis j’aime les rôles de femmes dans les séries nordiques, pas potiches et très émancipées.
        Je suis une fille mais j’aime beaucoup les thrillers politiques et sociaux, c’est juste l’univers de la mafia qui m’ennuie.
        Pour autant, j’ai adoré Nip/Tuck aussi, ça n’est pas qu’une histoire de macho, c’est drôle et extrêmement cynique aussi.
        Ok j’avoue craquer grave sur Cesare Borgia dans « the Borgias » et le couple pourtant malsain qu’il forme avec sa soeur est divin, pardon pour le pauvre jeu de mots…
        Je partage ta déception concernant Weeds (trop répétitif), Viking (trop lent), Big Bang Theory (gags pas très drôles et très attendus), Californication (qui finit par forniquer en rond) et Arrow (trop de héros masqués tout naze et même pas en collant) et j’ai pas dépassé 2 épisodes des autres.
        J’émets une réserve pour Dexter, j’ai tout regardé, je crois que j’aime bien cet acteur et il est fort possible que ce soit aussi lui qui m’ait retenue devant six feet under. Mais le personnage de sa soeur, à moins que ce ne soit l’actrice, m’insupporte assez. Il y a un truc moyen dans cette série, je te l’accorde. C’est peut-être la Floride, j’ai remarqué que les chemises hawaïennes mauvais goût avait souvent un effet répulsif sur moi (CSI Miami…)…
        Bref, je suis d’accord avec tes critiques, et si tu as des suggestions, je suis toujours en quête d’une nouvelle bonne série à mater…

      • Fridoline dit :

        ah, oui j’ai maté Oz aussi. C’est vraiment d’une violence quasi insupportable, mais ça m’a fait pas mal réfléchir bizarrement.

  14. Henrico dit :

    Les Commentaires sur des chefs d’oeuvre tels que Dexter et Damages, sont franchement médiocres, voir même hors sujet. L’oubli de mentionner The Killing, et Fringe est inquiétant pour quelqu’un apparemment soucieux d’objectivité.

  15. Alexx dit :

    Les gouts et le couleurs effectivement, je suis plutot d’accord mais voir six feet under et BSG en surcoté ca pique quand meme un peu les yeux 🙂

    Il manque Friday night Lights sinon.

    • Letaulier dit :

      Faut toujours un peu de piquant pour relever un bon plat!

      Friday night Lights, je suis en train de le mater, c’est bien mais il y a un peu trop de pathos à mon goût.

  16. Tomtom dit :

    Classement intéressant mais il manque quelques séries comme utopia qui est simplement géniale et Hannibal! Aucune catégorie humour c est dommage

    • Letaulier dit :

      Pas encore vu Utopia et Hannibal. Pas de catégorie « humour » car je considère que c’est quelque chose de transversal, une série policière ou médicales peuvent être marrante.

    • Jordan Cordelle dit :

      il est pas intéréssant ce classemnt ya pas les seris les plus culte il arive pas a classé breaking bad il y conais rien au eris serieux moi aussi vai faire un top il aura une aure tronche pour classer les serie il faut les regarder et les comprendre

  17. Jordan Cordelle dit :

    franchement metre breakilng bad dans les inclassable c’est nimp on peut le metre dans les bad boys heinseberg est le plus grand bad boys de l histoires des series mais sinon le classement et pas mal meme si tu oublie friends 70’show x files american horor story heroes ou encor scrubs lost chuck 24 house greys anatomie les expert donc pas tres et bocoup que j’oublie qui on boulverssé le monde des series et tenu en halaine des million de fan a traver le monde année apres anné et tu aura pu faire serie animé car aire un classement des serie sans compter les simpson et shouth park qui doiven englobé a eu 2 un quarentaine de saison et des million de fan c’est pas cool

  18. Jordan Cordelle dit :

    et ne met plus jamai glee et braking bad dans le meme genres c’est nimp elle n’ont rien en commun ces 2series et on peut les clasé tte les 2.pour moi t un faux fan de series et un faux fan de breaking bad

  19. Flyda dit :

    Pour moi, la meilleure série de tous les temps reste Twilight Zone : à ranger dans une catégorie « archéologie de la télévision » ? Avec certains épisodes de Chapeau melon ?
    Et pour la classe de l’acteur et le beau Sergent Garcia, j’y ajouterais l’indémodable Zorro.
    En français, je commence les Revenants, vraiment pas mal.
    Un oubli impossible dans ce top des So British : The Office !!!!!!
    Je me suis fadé deux saisons de Spartacus. Pas assez connu pour dire que c’est surcôté mais que vient elle faire dans un top ? Très vite inutilement violent, pur racolage, acteurs bidons, incohérences trop nombreuses. J’ai abandonné en fin de saison 2.

    • Letaulier dit :

      Il parait que The Office British est bien meilleur que sa copie US, qui est pas mal sans aller jusqu’à casser les patte à un canard. Spartacus n’est pas un film historique (ou alors de très loin) mais relève du fantastique. Donc faut pas chercher de la cohérence ou des vérités historiques. C’est peut-être une série pour mec aussi.

    • Zak Zanifi dit :

      Concernant Spartacus (étant un mec, oui ça joue peut-être) flyda tu as raté une excellente saison 3. Et le prerequel (six ep avant la saison 1). Ce n’est pas si violent que ça, on voit que c’est faussement violent. Acteurs bidons je ne suis pas d’accord encore, les mecs jouent le rôle de leur vie, ils y excellent.

      Letaulier, je ne suis pas d’accord avec la science/fiction. Voir des couleurs, du sépia et du sang gicler de partout n’est pas « fantastique », je veux dire par là, on ne sort pas un elfe ou une licorne en plein rome..
      Je l’aurai classé dans histoire : Comme toutes les séries, on est libre avec l’histoire on s’en sépare un peu pour la remodeler (ce serait un docu sinon) mais dans l’ensemble pour connaître la période, on est pas loin du tout, ce n’est pas une arnaque.
      Donc pour moi c’est de loin l’une des meilleures séries que j’ai vu ces dernières années.

      PS : The borgias (de Jeremy Irons) est mille fois devant Borgia (le pape qui parle avec un accent texan…faut pas pousser j’ai arrêté au bout de dix minutes)

      Sinon ton classement se tient et il est bien argumenté en tout cas même si on peut ne pas être d’accord

  20. JSF dit :

    Game of Thrones :

    je découvre et franchement pas mal de fausses blondes avec les sourcils même pas teints ça craint …

  21. Jul's dit :

    Docteur Who dans les fictions non ???

  22. canard_pimpant dit :

    Tout les gouts sont dans la nature mais le classement est pas mal… en fait j’ai surtout trouvé l’article en cherchant de nouvelles séries de qualité, je suis servi.
    Je regrette juste le manque de séries « drôles »mais ça n’a pas l’air d’être votre genre de séries.

    • Letaulier dit :

      Bonjour, j’aime les séries drôle, mais comme je l’ai dit dans un de mes vieux postes c’est pas vraiment un genre. La série médicale NIP/Tuck est aussi drôle que Eastbound and Down. En fait je n’arrive pas à trouver la manière de faire une catégorie « drôle » sans que cela soit redondant avec une autre catégorie.

  23. Flagman dit :

    Je suis étonné qu’il n’y ait pas Grimm…? Ce n’est pas la meilleur série de tout les temps mais elle est de loin supérieur à certaines représenté dans ce classement. Quant à Arrow, je trouve que tu y ait allé un peu fort, c’est un héro!!! que veux-tu qu’il fasse si ce n’est que de combattre des méchants dans chaque épisodes. sinon le scénario est béton et le jeu d’acteur plutôt bon…C’est certainement une question de goût mais cette série mérite une meilleur description

  24. Anne Honime dit :

    Ok, pas de doctor who dans les fictions, je veux bien enfin bon, cette série n’aurait pas été de trop dans « so british » quand même ^^ (« particuliéres », »apparence kitch »)

    • Letaulier dit :

      Peut-être trop Kitch pour moi.

      • Marion M. dit :

        Et c’est avec ce genre d’arguments que tu construis ton objectivité?

        • Ricardo dit :

          Marion devrait peut-être faire quelques rencontres et ne plus rester seule chez elle le soir, non ?

          • Marion M. dit :

            Damn it, je suis démasquée! Comment as-tu fait pour deviner que je n’étais qu’une vieille fille agoraphobe et atteinte d’un ulcère?

          • leduc dit :

            Hey, j’suis plutôt d’accord avec Marion sur la prétendue « objectivité » du taulier, parce que ces critiques suintent d’un parti pris souvent étroit, qui pourrait être respectable en tant que simple avis, mais qu’il voudrait faire passer pour de la neutralité journalistique (assume, mec ! Comme tu le dis, tu as le droit d’avoir un avis ! Mais ce n’est pas ça qui fait de toi un homme de goût… :p ).

            Mais, chère Marion-Nadine, Whedon, non, non ! Vraiment ! J’avais un peu de sympathie pour toi jusqu’à ce que tu le cites. Non mais… Bouffie contre les vampires… J’peux pardonner qu’on n’aime pas (ou qu’on ne comprenne pas, ou qu’on ne veuille même pas essayer de comprendre) l’humour de The Big Bang Theory, la finesse de Six Feet Under ou les bouts de ficelle de Dr Who, même si ça demande de l’abnégation ; mais qu’on apprécie Whedon, non, ça c’est pas possible…
            Sinon, pour faire comme tout le monde : il manque Shameless dans les Losers, et effectivement, Breaking Bad irait très bien dans les Bad Boys, et largement en tête.

            PS : sérieux, vraiment, soigne ton orthographe, taulier, parfois ça pique les yeux. Pas obligé d’être une brute façon Pivot ou Maître Capello, mais quand on a la prétention de publier, faut prendre soin du public. Ca va avec. D’autant que tu sembles attacher de l’importance à « l’anglais correct », si j’en crois tes critiques. Applique-les aussi à ton français, du coup : c’est un minimum.

            Bien à vous tous !

  25. Clément dit :

    Arrow est une série pas mal je trouve. A chaque fin d’épisode j’ai hâte de voir le prochain. Mais bon,chacun ses goûts après tout.

    • vacolane dit :

      Pas mal oui, le scenario est très intéressant mais il faut quand même dire que ça tourne un peu en rond, situation initiale->problème->résolution->situation finale est ce à chaque épisode. Donc la série est sympas à regarder ce n’est pas une série culte qui mérite la gloire qu’elle a.

  26. lavardin67 dit :

    Bonjour,

    Merci pour ce classement. Exactement ce dont j’avais besoin car j’arrive à la fin de la troisième saison de Boardwalk Empire et je cherche quelque chose qui assure après une telle qualité.

    Au départ allergique aux séries, j’y suis arrivé par une production française que j’ai beaucoup apprécié, à savoir Braquo. Peut-être une rubrique « made in France » à l’avenir ?

    Sur ce, je vais choisir dans la liste… merci encore

  27. gael dit :

    pas mettre boss dans les series politique mais mettre house of cards c est impossible.

  28. Alicia dit :

    Je ne sais pas si c’est volontaire ou juste que tu ne les a pas vu, mais je pense qu’il manque Les Tudors dans ta catégorie historique. C’est une excellente série, les acteurs sont remarquablement bien choisit Johnathan Ryhs Meyer, Henry Calvil ou encore Nathalie Dormer (qui joue d’ailleurs dans GoT !). Il y a aussi Bates Motel que je te conseil vraiment si tu le n’as pas vu, dans le genre thriller, je ne pense pas qu’on ai déjà fait mieux !

    • Letaulier dit :

      Cette absence est volontaire.Comme je le dis:  » Malgré ses grandes qualités je n’ai pas sélectionné Les Tudors. Tout réalisateur a droit de prendre des « libertés historiques » mais point trop n’en faut sinon faut faire du fantastique. »

  29. MOMO dit :

    Démarche vraiment très intéressante. On peut toujours discuter de certains choix; mais après, un classement est toujours subjectif. Pour moi, le seul bémol, c’est peut-être qu’il y manque une catégorie  » série maudite » où on aurait pu inclure des productions comme Profit. Autre point qui me gêne un peu, c’est cette idée qu’avant les Soprano, il n’y a rien. Par exemple, dans les séries historiques , peut-on faire l’impasse sur Centennial?

    Mais bravo à l’auteur pour l’ambition et la volonté d’exhaustivité !

    • Letaulier dit :

      Qu’est-ce que tu veux dire en parlant de « séries maudites »? Les séries où la moitié des acteurs son morts par accident et l’autre moitié sont chez les fous? Je ne voit pas trop l’intérêt d’un tel classement à part pour les férus de Scientologie.

      Avant les Soprano, il n’y avait pas rien bien sûre mais les séries étaient le parent pauvre de l’art cinématographique. Les budgets étaient riquiquis et les acteurs avaient autant d’entrain à jouer que moi à aller faire les courses cher Auchan. Et puis pour être honnête, faut bien commencer par une date ou un évènement fondateur et il ‘a semblé que les Soprano n’était pas le plus mauvais choix .

      • Jc dit :

        Avant les Soprano, il n’y avait pas rien bien sûre mais les séries étaient le parent pauvre de l’art cinématographique. Les budgets étaient riquiquis et les acteurs avaient autant d’entrain à jouer que moi à aller faire les courses cher Auchan.
        C est vrai, enfin pour un ado
        A part que les series ont toujours eter la, la 4 em dimensions, Colombo , X-File, dr Who, est tellement d autre, des séries culte,des séries intemporel , Comme Le Prisonnier , bref pour parler de serie est des séries mythique ,il faut en avoir vu, des tonnes,pour commencer a pouvoir émettre un jugement et un classement de ses séries

  30. Marion dit :

    Bonsoir, par avance, je ne suis pas désolée mais ceci ne sera pas un message courtois, même si je respecte la liberté d’expression.

    Par contre, quand l’expression se transforme en un ramassis de fautes d’orthographe et de syntaxe et que la personne qui ose écrire de cette manière se permette de juger, tel Saint Pierre, de ce qui est bon à voir sur cette Terre, là pas d’accord.
    L’effort est louable, je le reconnais. Mais arrête les CTL-C CTL-V, ça se voit sinon parce qu’il n’y pas de fautes.
    Tes « cases » sont tellement incomplètes que pitoyables; mais surtout, et c’est là que je t’ai adoré dans ta médiocrité (merci!), c’est lorsque tu as atteint le paroxysme de l’ânerie en parlant de The Big Bang Theory.
    Tu te complais dans un blog où tu t’es élu roi, et sous prétexte « d’avoir » des préférences, tu fais n’importe quoi. Tu parles de séries, parfois longue en durée, qui comme le bon vin, se bonifient avec l’âge. Et toi, tu mates 3 épisodes, tu décides que « c’est pas assez bien pour toi », tu raccroches, et après tu en parles mal?
    Je ne vais pas t’insulter, je ne m’abaisserai pas non plus à t’obliger à me répondre et suis magnanime, tu peux supprimer ce que je viens de t’écrire.
    Je ne suis pas experte, ni romancière ni savante, mais un conseil: avant de descendre en flèche un sujet, apprends le à la perfection. Et même avec une vie sociale, ça se fait en plus de 2 heures!

    Ensuite, tu veux parler séries?
    J’aime l’idée que tu pourrais me répondre de manière assez abrasive pour prouver que tu en as dans le pantalon!

    Je suis, comme tu as dû le deviner, une fan inconditionnée de The Big Bang Theory, c’est pour ça que j’ai écrit, parce que même si tu n’as pas été « monstrueusement » méchant avec, si tu ne sais pas apprécier le talent de scenarii de cette qualité là, je juge ta crédibilité au plus bas degré.

    J’ai lu quelques commentaires (c’est marrant comme les gens sont polis et d’accord avec toi, ou vulgaires; et félicitations, tes réponses où tu ne mouilles ni pied ni tête sont parfaites!) et effectivement: où est le Dr Who??? (j’espère que tu es assez anglophone pour capter le clin d’oeil!).

    Et pour finir, comment peux-tu faire un blog parlant de séries cultes sans que le nom de Joss Whedon ne soit cité?

    Non, je crois qu’on ne vit pas dans le même monde; n’oublie pas que parfois, pour voir l’illusion à la télé, il faut vivre ailleurs que dans son salon.

    (digne d’une série signée Disney yeah! parce qu’en plus, j’adore Scrubs).

    Très Cordialement, et Au plaisir.

    • Letaulier dit :

      Bonjour Marion,

      Merci pour ton très long commentaire. Je vais essayer de répondre aux quelques remarques que tu viens de m’adresser. Je ne sais pas si cela te convaincra que j’en ai « dans le pantalon » comme tu le dit avec tellement de poésie.

      Je ne me prends pas pour Saint-Pierre, juste un amateur de séries qui essaye de donner son avis en faisant une présentation originale. Désolé pour les fautes d’orthographe et de style (c’est le type d’attaque qu’utilisent les gens agressifs qui n’ont pas trop d’arguments sur le fonds). De toutes les manières c’est pas parce qu’on n’a pas le style de Chateaubriand qu’on n’a pas le droit de donner son avis (sinon Eduard Martin, le syndicaliste de Florange, n’aurait pas pu se présenter aux Européennes sur la liste PS de ta région…au passage je trouve que tu as le même style accrocheur que Nadine Morano, c’est le sang lorrain qui peut-être!).

      Je te souhaite une bonne soirée.

      • Marion M. dit :

        Je te parle de série et tu me compares à Nadine Morano?
        Je suis blonde, mais tu m’excuses, elle dit qu’elle ne voit pas le rapport???
        Je t’ai apporté, avec certes une certaine véhémence, mon point de vue sur ton site que je trouve à l’opposé de l’objectivité; tu te dis amateur de séries et tu ne réponds rien quand je mentionne Joss Whedon??
        Arrêtons les frais de suite, des arguments j’en ai à la pelle, mais parce que je sais écrire dans un français juste et que mon vocabulaire ne se limite pas à « wahoo trop fort c’est trop d’la balle », je suis une inculte?
        Non Monsieur, et je n’ai pas dénigré l’effort louable que tu as fait en partageant ce que tu crois/penses être un état objectif.
        Simplement, tu veux parler de séries, je te dis vas-y, et tu me compares à Morano???
        Elle dit qu’elle ne voit toujours pas le rapport.

        Si tu n’as que ce genre de remarques nombrilistes et ô combien pertinentes à me servir, vraiment, ne me réponds pas.

        Parce que je t’ai demandé de me prouver que tu en avais dans le pantalon (métaphore un temps soit peu sexiste je te l’accorde mais tellement facile) par rapport aux séries et tu ne m’as donné aucun argument sur ce sujet… Tu es amateur de séries ou tu cherches une reconversion dans la vie politique? (je te conseille la série Revenge, pour un oeil qui se prétend aussi avisé que le tien tu devrais jubiler).

        Je ne vais pas te juger ou te placer dans une case comme toi tu le fais si bien, je vais me contenter de rester courtoise et polie; tu te disais ouvert à tous propos, je suis la preuve que non.

        Cordialement, et avec tout le mépris d’une blonde accro à la littérature jeunesse et qui s’endort sur Zola.

        CTL-C:

        (c’est marrant comme les gens sont polis et d’accord avec toi, ou vulgaires; et félicitations, tes réponses où tu ne mouilles ni pied ni tête sont parfaites!)

        CTL-V

        Je me plagie, parce qu’à l’inverse de toi j’assume et je maîtrise mon sujet.

        • Letaulier dit :

          Ma chère Marion,

          Un blog c’est avant tout un point de vue, donc par définition il ne peut être et surtout ne cherche pas à être objectif (je ne sais pas si tu t’es donné la peine de lire mes autres articles pour être si péremptoire dans ta critique). Sauf que pour cet article, très décalé par rapport aux sujets que je traite habituellement, je pense être très objectif car n’ayant pas d’à priori idéologique.

          Tu remarqueras que si je filtre les commentaires c’est pour écarter les spams et les textes qui violent la loi et surtout pas pour ignorer ceux qui ne partagent pas mon point de vu même ceux qui montrent beaucoup d’agressivité comme dans ton cas.

          Concernant Joss Whedon dont tu as autant d’adulation que n’en a Nadine Morano pour Sarkozy, j’avoue que ce gars m’est inconnu. désolé ne ne par fréquentation le Tout Hollywood.

          Amicalement.

          • Marion M. dit :

            Non mais honnêtement, tu n’en as pas marre de ta pathétique comparaison avec Morano là?
            Tu connais pas Joss Whedon et tu fais un blog de séries?
            J’ai lu tout ce que tu as pu écrire dans tes articles, t’ai fait part de mon mécontentement quant à la qualité écrite de ces deniers (un correcteur d’orthographe c’est pourtant pas si pourri) et t’ai fait remarqué quelques points négatifs oui.
            Donc toi tu me dis que je suis Nadine Morano fan de Sarko.
            Non vraiment, elle dit qu’elle comprend pas.
            Dommage pour Joss Whedon, parce que je suis loin de connaître le tout Hollywood au contraire mais du point de vue de beaucoup c’est une pointure à ne pas manquer.
            Question, ne serais-tu pas un peu susceptible?
            Parce que vouloir me tacler avec la même sempiternelle rengaine du « bouuuuuuuuu la vilaine sorcière de l’est » (sous- entendu; de droite) devient d’une telle redondance que j’en viens à croire que tu sais rien dire d’autre, vrai?
            Et pour tes acquis politiques si tranchés, tous les lorrains ne sont pas droitiers…
            Cordialement!

          • Letaulier dit :

            C’est pas un blog sur les séries, juste un article.

            Si je te te compare à Nadine Morano c’est pas pour des raisons politiques mais pour un style, une faconde..si tu vois ce que je veux dire.

  31. Jcc dit :

    Battlestar Galactica c est….
    Des acteurs pitoyables, un scénario famélique et insipide (à croire que le scénariste est un robot Cylon), des scènes de combat ridicules (même moi je faisais plus vraisemblable quand gamin je me battais avec ma petite sœur). En résumé une série de SF pour ceux qui n’aiment pas la SF……..
    Aimant la SF depuis le 1er star war sortie quand j était ado, je n ai jamais vu un commentaire aussi ridicule sur BSG, qui est une serie juste ,un petit peux,Culte,est non sûr cotée ,loin de la, ayant uniquement de 2 a 3 million d audiance,donc ou est le surcotage dans tous sa,comme dirait les jeunes LOL, , après si la personne regardant BSG, n est pas capable de comprendre son scénario ,ses conflit géopolitique est interacial, bref, son immense complexité dans ses personnages, je ne peut plus rien pour lui….,
    Est juste une choses,enfin plusieurs
    6FU n est pas non plus a chier,
    BB n est pas du tous INCLASSABLE

  32. spirit dit :

    Six Feet Under surcotée ???? Je vais pleurer je crois …

  33. Celidan dit :

    Dans les séries policières : il faut que tu regardes True Detective. On verra où tu la classeras ensuite. Et il faut que tu regardes plus de séries anglaises… Utopia par exemple.
    Merci pour ces belles critiques, il y en a quelques unes que j’hésitais à regarder. Tum’as donné envie de me lancer.

  34. Tomasson dit :

    Je suis d’accord avec toi sur tout à part sur How I met your mother c’est une tuerie

  35. Lop dit :

    Dexter, TBBT, Arrow surcotées… :’-(

  36. Solène dit :

    Je tombe par hasard sur ce « classement », à la recherche de nouvelles séries et, je sais que la remarque a déjà été faire mais: pas de Dr House, Urgences ni Scrubs dans les série médicale ?????? T’es pas sérieux mec !!! Pas de Friday Night Light (chef d’oeuvre absolu, chronique de l’Amérique profonde, à voir), pas de Misfits (les 2 premières saisons sont topissimes, so british)…. J’en oublie surement mais franchement, c’est bien incomplet et surtout très subjectif (bon tu me diras c’est le propre d’un blog :p )

    • LeTaulier dit :

      Dr House, Urgences ni Scrubs, Dr House, Urgences ni Scrubs…sont des bonnes séries mais il manque quelque chose pour les faire entrer dans les meilleures. C’est juste mon avis.

  37. enirak dit :

    çà a les mérites et les défauts d’un tel classement, c’est de parti pris mais argumenté. je suis loin d’etre d’accord avec tous tes choix en particulier « six feet under », mais il me semble qu’il y a tout de meme un enorme oubli, c’est « Treme » magnifique série sur la musique et la nouvelle Orléans, que je te conseille si tu ne l’as pas vue.

  38. Charlotte dit :

    Cela m’étonnerait que tu ais regardé les 8 saisons de Dexter pour en parler ainsi, et classer cette série dans les surcotées! C’est la seule explication possible car c’est une série exceptionnelle et justement pas du tout redondante contrairement à ce que tu laisses entendre 🙂

    • Vincent dit :

      C’est justement l’un des rares points sur lesquels je suis d’accord avec l’auteur : Dexter, c’est chiant.
      J’avais adoré le début, pour l’humour notamment, l’originalité, le générique…mais après ça ne se renouvelle pas du tout, on voit bien que les scénaristes ne savent plus comment faire durer, ils essaient juste maladroitement de retenir le public.

      Il n’y a plus rien d’intéressant et la plupart des gens qui ont été au bout l’on fait uniquement pris par le suspense, pour savoir comment ça se termine.

      En passant, l’avis de l’auteur m’ayant le plus choqué, c’est sur Battlestar Galactica dans les surcotées, cette série mythique…! Je pense simplement qu’il faut ne pas l’avoir comprise!

  39. Abbellard dit :

    The Big Bang Theory, Vikings, Battlestar Galactica et Six pieds sous terre, font partie des meilleures séries (à mon goût). Vous auriez dû faire le classement des séries que vous n’aimiez pas, j’y aurais sûrement trouvé mon bonheur

  40. N'importe quoi dit :

    The Big Bang Theory, Dexter, How i Met your Mother, Mentalist, surcotés ? Lol.
    Quitte à écrire sur quelque chose sans s’y connaître, autant le faire avec classe sur des sujets qui n’intéresse personne.

  41. lavardin67 dit :

    Merci pour tes conseils. J’ai depuis regardé quelques séries et j’ai rarement été déçu. Pour moi deux créations sont au top, soit Boardwalk Empire et Downton Abbey. Pas loin derrière je mettrais Rome… vraiment bien. Pour le reste, les goûts et les couleurs. Oz m’a vite cassé les pieds tout comme le dernier Braquo… un peu léger au regard des productions précitées. Au rayon des projets… True detective et the fear… voilà, merci encore pour ton site.

  42. lily dit :


    Classement masculin je pense. Ce top de série concentre une surprésentation de violence, testostéronne et perversions en tout genre (jolie palette ceci dit). Ou comment le bien est dans le mal (ça c’est subtil…) Et que les bons sentiments ça pue. J’ai quand même envie de dire, heureusement que ça existe les niaiseries du type TBB theory ou autre mentalist. histoire d’équilibrer la dominance patriarcale du « brutal » ou du « délicatement malsain ». P***** avec des schémas cognitifs comme dans ce top sus nommé, y a comme un malaise.
    Je comprends du coup la liste des ‘surcôtés’.
    Cependant, chapeau pour le site et tout ça. C’est quand même du beau travail. Et on sent la passion. Du coup c’est très agréable à lire.

    • LeTaulier dit :

      Bonjour,

      Est-ce que j’ai fait un classement masculin avec « une surprésentation de violence, testostéronne et perversions en tout genre » ou est-ce que les producteurs de séries sont prisonniers de ces ingrédients qu’on aime bien condamner mais qu’on regarde avec délectation…un peu comme les accidents de la route. Je cherche et je crois qu’il y a un peu des deux.

  43. notagree dit :

    il manque Sherlock qui est une très bonne série. Et Breaking Bad (c’est bien que tu l’es mis avec Glee) Cette série est limite (ok les saisons 1, 2, 3, 4 étaient biens) mais honnêtement à la fin de la saison 4 il y a une baisse de qualité importante de cette série. Elle tourne en rond, on s’attend à ce que la famille de Walt soit plus réactive, on arrive plus à s’identifier à Walt, Jesse devient une pleurnicheuse et a tout le temps les sourcils froncés, Gus a une facette (le psychopathe), Skyler est une pete couille juste pour l’être sans aucune évolution du perso, sa soeur et walter sont là pour décorer le salon, y’a que hank qui réussit assez sauf qu’il ne parvient pas à arrêter Walt ce qui était hautement prévisible parce qu’à la fin Walt est cheaté à mort…

  44. molpitu dit :

    lost?