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L’Allemagne, amie publique n°1?

MerkelSelon un sondage de la BBC publié la semaine dernière, l’Allemagne est le pays qui a l’influence la plus positive au monde.
Quel contrepied ou superbe bras d’honneur pour la très grande majorité des journalistes, éditorialistes, hommes politiques de tout bord, économistes etc. qui, à longueur de journée, nous expliquent ou plutôt nous assènent que les problèmes économiques, de l’Europe en général et des pays du Sud en particuliers, sont à mettre au passif d’une Allemagne à la politique économique « non coopérative » et de sa chancelière, Angela Merkel, trop rigide. La critiques de l’Allemagne tombe de Charybde en Scylla, hésitant entre la germanophobie  et la misogynie à l’endroit de la femme la plus puissante au monde.  Les deux derniers exemples de cette diatribe médiatique qu’il m’est été donné de voir fût une émission de Frédéric Taddeï intitulée; L’Allemagne, ennemie publique n°1? et un projet de déclaration publique du parti socialiste dénonçant l’intransigeance égoïste de la chancelière Merkel. Maintenant que Sarkozy passe le plus claire de son temps à donner de très chères conférences à l’étranger, il faut bien trouver un bouc émissaire pour justifier la dégradation économique que connait la France.
A la question; « Pensez-vous que les pays suivants ont une influence globalement positive ou négative dans le monde », l’Allemagne arrive en 1ère position avec 59% de réponses positives. Les mauvais coucheurs diront que la question est très générale, dépasse le seul cadre économique et que ce n’est nullement un plébiscite pour la chancelière allemande ou pour la politique qu’elle suit . Le problème pour eux est que si l’Allemagne est un géant économique (2ème exportateur au monde derrière la Chine) c’est un poid coq en ce qui concerne le Soft power et un poids léger diplomatique. Quand on parle d’influence de Berlin, à part l’économie, je ne vois pas très bien à quoi d’autre on pourrait faire référence.

bbcLe détail du sondage de la BBC est consultable sur le site internet de GlobalScan que je vous invite vivement à visionner pour avoir une idée du degré d’amitié et d’inimités entre les peuples des pays les plus importants de la planète. Qu’est-ce que les Chinois pensent de l’Inde et inversement par exemple.
La BBC a demandé leur avis aux habitants de 25 pays en faisant un mixte de représentativité de la planète (l’Egypte est censée exprimer l’opinion de la rue arabe par exemple), de puissance économique (Japon et Allemagne) ou politique (les rares pays détenteurs de l’arme nucléaire ont tous été sélectionné).

Mais revenons à l’Allemagne. Sans surprise on découvre que la Grèce est l’unique pays qui juge majoritairement que l’influence allemande est négative. Même si je juge injuste la sévérité des Grecs pour le pays qui les a le plus aidés financièrement, je comprends que le jeux de rôle auquel Merkel et Sarkozy ont participé, elle jouant le mauvais flic et lui le mec sympa, se soit retourné contre la chancelière.

La surprise est que depuis le début de la crise de la zone euro la position de Berlin s’est améliorée: alors qu’en 2008 il n’était classé que 3ème derrière le Canada (qui peut ne pas aimer le Canada?) et l’Union Européenne dont la côte s’est depuis effondrée. Plus surprenant encore, l’influence de l’Allemagne est plus apprécié en France que des Allemands eux-mêmes (81% contre 64%)!

Bon je vous laisse, je vais regarder la finale de la Champions League.

 

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3 commentaires on “L’Allemagne, amie publique n°1?

  1. Samy dit :

    C’est sûr que ça va à contresens de la vidéographie de cet article, notamment à la fin… http://theforexchampionship.com/fr/blogue/ecole-trading/videographie-economie-allemande/

    • theodorum dit :

      Ma femme, en retraite, était prof d’allemand et avons des amis allemands. Je pense donc être objectif. Un problème se pose cependant , c’est l’inexistence d’un SMIC en Allemagne. Cela fait tort à notre agriculture, surtout bretonne, alors que l’ Allemagne est déjà excédentaire de par la qualité des ses produits industriels et n’a donc pas besoin de cela.

      Concernant l’instauration d’un salaire minimum en Allemagne et la crainte d’une augmentation du chômage, voici mon point de vue:

      Le Smic en Allemagne : en
      route pour le chômage ?

      Pourquoi le SMIC ? d’Alexandre Sanguinetti était la bonne
      question !
      En fait son invention signifiait qu’on était entré
      dans la société de consommation, comme le signalait déjà Jacques
      Duboin – ancien industriel et banquier, la meilleure tête de l’
      assemblée d’après Raymond Poincaré -, en 1936, dans la grande
      relève, au lendemain de l’arrivée au pouvoir de Léon Blum, le 6
      juin, à 14 h à l’instant où je voyais le jour!
      Les salaires des
      manuels , les cols bleus, stagnaient car l’urgence était de vendre
      et non de produire plus, mais en même temps on se privait de leur
      demande qu’on pouvait satisfaire, comme c’est encore le cas 77 ans
      plus tard ! On voit qu’il manque dans la loi l’inscription d’un droit
      à valeur ajoutée que mes mesures proposent.
      On dit aux chômeurs,
      on vous embaucherait bien, mais la demande est trop faible, et la
      leur non solvable ! Il s’agit de la rendre solvable grâce à une
      taxe de 20 % de laquelle on pourrait déduire l’équivalent du SMIC
      assorti d’un crédit d’impôt, car les conseilleurs doivent être les
      payeurs et c’est à la solidarité nationale de payer !
      Cette taxe
      enlèverait aux entreprises prospères – je sais de quoi je parle !
      -la rente que constitue pour elles l’existence des entreprises
      marginales, sans préjudice pour le consommateur !
      L’existence
      d’un salaire minimum n’est pas cause du chômage, à condition qu’on
      n’expose pas nos entreprises à des concurrences déloyales,
      c’est-à-dire n’obéissant pas aux mêmes règles, ne serait-ce que
      celle de pays sous-développés, comme l’avait bien signalé Maurice
      Allais :  » Les faits, tout comme la théorie, permettent
      d’affirmer que si la politique généralisée de libre échange
      mondialiste de l’ organisation de Bruxelles est poursuivie, elle ne
      pourra qu’échouer et nous mener au désastre. Il est dérisoire de
      ne remédier qu’aux effets. C’est aux causes qu’il faut s’attaquer.
      La crise d’aujourd’hui est avant tout une crise de
      l’intelligence. »
      J’ajouterais  » et de l’honnêteté
      intellectuelle, en accord avec Bernanos qui fustigeait en 1938  »
      l’imposture des élites ! »
      A ce point de vue l’absence de
      salaire minimum en Allemagne, comme dans les pays de l’ Est, n’est
      pas non plus conforme à cette règle d’échanges équilibrés !

      Encore une fois, les pauvres paient pour les riches, et c’est là
      l’imposture. Quand on voit Mr Hollande dire qu’il n’augmentera plus
      les impôts, alors qu’un revenu de 40 000 € par part paie 2 fois
      moins d’impôt qu’en 1993 et que la dette entre temps a été
      multipliée par 3, on reste rêveur !
      De même il convient de
      calculer autrement les charges sociales assises – donc l’enfonçant !
      – sur l’emploi et les salaires.
      Cela ferait aussi cesser les
      autres concurrences déloyales que sont travail au noir, bricolage et
      robotisation – ne vaut-il pas mieux diminuer le temps de travail
      qu’augmenter les dividendes des actionnaires ? Il faut savoir ce que
      l’on veut et non accuser les autres, devenir enfin des citoyens
      responsables ou seulement des profiteurs de la situation, quand on
      n’en est pas aussi victimes, comme une sorte d’auto-exploitation !

      • Letaulier dit :

         » l’ Allemagne est déjà excédentaire de par la qualité des ses produits industriels et n’a donc pas besoin de cela. »

        Erreur d’analyse. L’Allemagne a » besoin de cela » (7% de chomeurs c’est moins que la France mais c’est toujours trop elevé en particulier dans les Landers de lex-RDA) et meme si elle n’avait pas « besoin » elle le ferait quand meme. Est-ce qu’un riche arrete de bosser car il n’en a pas besoin?

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