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Le FSI va-t-il devenir la voiture-balai de l’industrie française?

Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, lors d’une interview accordée au Journal du dimanche, a annoncé que le fonds stratégique d’investissement (FSI) pourrait intervenir au côté du fonds souverain libyen pour soutenir son projet de reprise de la raffinerie Petroplus de Petite-Couronne.
Pour sauvez des industries et des emplois en France, il faut bien sûr tout essayer mais faut-il pour autant faire n’importe quoi?

L’objectif fixé au FSI, surnommé pompeusement le fonds souverain français, lors de sa création en 2008 par Nicols Sarkozy, était pourtant simple et ambitieux à fois: apporter des fonds propres à des entreprises porteuses de croissance et de compétitivité pour l’économie française. Tout l’inverse de ce que le ministre Montebourg est en train de proposer: un soutien à un canard boiteux, pour reprendre l’expression de Jean-Pierre Jouyet, patron de la Caisse des dépôts, le principal actionnaire du FSI, s’exprimant sur un autre cas, l’aciérie de Florange .

Est-ce une surprise? Pas vraiment connaissant la nature humaine. Dès la création du FSI, beaucoup d’observateurs avaient parié que les bonnes intentions laisseraient la place aux réalités de politiciens à la vue courte, comme Montebourg, qui n’ayant dans le viseur que l’élection à venir ou leur siège d’élu, rêvent de mettre la main sur une cagnotte de 20 milliards d’euros (actif du FSI) pour acheter leur réélection.

C’est vrai qu’il y a urgence et que le sort des 470 salariés de Petroplus, de leur famille et de la commune de Petit-Couronne ne peut être ignoré par les pouvoirs publics. Mais doit-on pour autant créer un précédent malheureux qui conduira à l’épuisement des ressources financières d’un véhicule d’investissement destiné à l’origine à financer des projets d’avenir sans lesquels la France  ne pourrait rester une grande puissance économique. Dans le dessein de sauvegarder le fief d’un éléphant du parti socialiste, Laurent Fabius, député de la circonscription incluant Petite-Couronne et les ambitions d’un jeune ministre qui se voit en sauveur de l’industrie française mais dont le volontarisme et les illusions s’écrasent sur le mûr des réalités économiques, sous le regard amusé de ses petits camarades du PS.

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