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La Dette: thème officieux de la campagne présidentielle

Fracture sociale, Insécurité, et Pouvoir d'achat. Pas besoin d'être devin pour savoir que le thème de la campagne présidentielle de 2012 sera la Dette (cela mérite une majuscule).
Comment expliquer ce phénomène post-mitterrandien (la force tranquille c'est pas vraiment un thème, au plus un slogan publicitaire pour maison de retraite) donc assez récent où un sujet, certes important, réussi a faire passer dans l'ombre de nombreux autres thèmes non moins importants. Qui choisi le thème officieux des campagnes? Sur quels critères?
Petit retour sur le passé pour les plus jeunes
 
En 1995, Chirac impose le thème de la fracture sociale -sujet iconoclaste pour un candidat de droite- pour pouvoir se démarquer du très hautain et aristocratique (ou bourgeois parvenu au choix) Balladur. Cinq ans plus tard c'est TF1 (ou TF-haine selon le bon mot de Dray) qui grâce à sa domination médiatique et une programmation pas très subtile prescrit l'insécurité. Il fallait bien se racheter de l'erreur d'avoir parié sur le mauvais canasson Balladur en 1995 et surtout se soucier de l'arrivée à échéance de l'autorisation d'émettre (et oui, personne n'est propriétaire des canaux hertziens!). Dernier thème en date, le pouvoir d'achat (ou pouvoir d'Aïcha, ok c'est pas marrant on vous l'a fait 50 fois) selon le choix du master of ceremony Nicolas Sarkozy.
 
Celui qui paie choisi-t-il la musique?
 
En 1995 Balladur était chef de gouvernement et Mitterrand président mais c'est pourtant Chirac qui impose le thème de campagne. Si l'ancien maire de Paris n'avait pas les attributs officiels du pouvoir il en avait la réalité puisque patron du RPR. TF1 qui avait le pouvoir médiatique lui concoctera une campagne sur mesure en 2002.  Nicolas Sarkozy même avec de nombreuses inimités dans son propre camp était craint et pouvait compter sur l'amitié et la fidélité de quelques grands patrons de presse. En plus il avait un adversaire assez brouillon face à lui qui l'a bien aidé.
Il faut toujours une exception à toute règle. Le destin a, cette fois, choisi la dette comme thème pour la présidentielle de 2012. Thème qui ne déplait d'ailleurs pas aux dirigeants de l'UMP, et même si c'était le contraire, ils devraient faire avec car on ne parle que de cela, matin, midi et soir, dans les bistrot comme à la télé ou dans les diners mondains.

 

A qui profite le crime?

 
Le président Sarkozy peut-être satisfait de ce tirage au sort, rappelons-nous qu'il a sauvé le monde de la plus grande catastrophe économique qu'on ait connu depuis 1929 (avec son ami feu-politique DSK) avant d'aller prendre des vacances bien méritées. Il est d'ailleurs tellement certain d'avoir trouvé la martingale électorale qui lui permettra de ne pas adhérer au club très select des présidents qui n'ont été élu qu'un fois qu'il en rajoute; Augmentation d'impôts, flinguage de niches fiscales (pas les plus importantes et pas trop non plus, il fait semblant) et la Règle d'or (qui bien sure ne s'appliquera pas pendant son mandat).
Il n'est d'ailleurs pas le seul à pouvoir se réjouir, par exemple Hollande (dont j'ai pronostiqué la victoire en 2012) qui avec son profil de comptable provincial tout juste monté à Paris inspire plus confiance que "la dame aux 35 heures non-financées" -pardon Martine Aubry-, que l'illuminée du Poitou qui a toujours fait montre de dédain pour tout ce qui était chiffres (voyez avec mon future ministre des finances lançait-elle aux journalistes qui l’interrogeaient sur la faisabilité financière de ses projets) ou qu'un Montebourg très à gauche donc très dépensier dans l'esprit des électeurs.
Le centre aurai pu profité du thème de la dette si il n'était pas si dispersé. A part dire que la dette est au 3/4 imputables aux immigrés, je ne vois pas ce que Marine Le Pen pourrait apporter comme plus-value au débat et en retirer comme bénéfice. L’extrême gauche à un beau coup à jouer pour attirer tous ceux qui pensent qu’après tout il n'y a qu’à envoyer ch…. les créditeurs. Attitude irresponsable diront les banquiers qui eux-même n'ont pas été très responsables ces dernières années. Les Vert pourraient être les victimes collatérales de ce sujet. Franchement, quand on ne sait pas si on pourra payer les retraites ou les salaires des fonctionnaires, qu'est-ce qu'on en a à foutre de savoir si Flipper le Dauphin va crever à cause des algues vertes!
 
Certains d'entre vous qui n'ont pas de formations comptable ou financière me diront qu'ils vont mourir d'ennui pendant cette campagne. Ne vous inquiétez pas, vous allez tellement en bouffer de la dette et d'autres sujets économiques qu'en juin vous pourrez vous présenter au concours national d'expert-comptable.
 
Enfin tout cela pour dire que je suis très pessimiste pour l'avenir et en particulier pour le sacro-saint AAA de la France car le point commun de tous les thèmes officieux de campagne présidentielle est qu'aucune solution n'a été trouvé. La fracture sociale s'est élargie, l'insécurité n'a cesser de croitre (à tel point que le ministère de l'intérieur ne donne plus le nombre de voitures brûlée lors du 14 juillet) et le pouvoir d'achat des français….laisser moi rire!
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