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Tag: Crise de l’euro

Dette souveraine à taux d’intérêts négatifs: pas si dingue qu’il n’y parait

Le club des pays qui empruntent avec des taux négatifs compte un membre de plus depuis cette semaine, le Danemark, qui vient rejoindre l'Allemagne et la Suisse. Copenhague est parvenu à placer pour 3,35 milliards de couronnes danoises (environ 567 millions d'euros) d'obligations à échéance 2014 au taux de -0,08% quand au même moment un autre royaume, celui d'Espagne, devait concéder 5,10% pour la même échéance. Pour un même investissement de 10.000 euros, le Trésor espagnol devra débourser 10.765 euros dont 765 euros d’intérêts alors que son confrère danois ne remboursera qu'environ 9.988 euros soit 12 euros de moins que ce qu'il a reçu, le monde à l'envers.

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Quelle est la différence entre le quantitative easing, le LTRO et la planche à billets?

Face à la crise de la dette que traversent les pays européens deux camps s’affrontent au sein de l’Union européenne et chacun a sa solution pour éteindre l’incendie qui se propage à travers le vieux continent. Ceux qui pensent que le retour à la normale viendra par une politique de rigueur ou d’austérité et d’autres qui plaident pour une politique de relance et souhaitent que la Banque centrale européenne (BCE) adopte une politique monétaire plus axée sur la croissance que sur la surveillance de l’inflation.
Ces derniers nous parlent avec délectation et envie de quantitative easing (Q.E.), le dernier anglicisme qui fait fureur dans la presse, appliqué par la Banque d’Angleterre ou la Federal reserve américaine. Ce nouveau terme (enfin nouveau pour les Européens, les Japonais le connaissent depuis 20 ans) est reprit en boucle dans les médias avec une définition très différente selon son positionnement politique.
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Irlande: victoire du oui au référendum sur le pacte budgétaire

Le résultat du vote irlandais par référendum sur le pacte budgétaire européen était très attendu en Europe et par les "marchés". Il est sans appel. 60,3% de oui avec une participation de 50%, un taux conforme à ce genre de consultation en Irlande.

Après la douche froide des élections législatives grecques du mois dernier où avaient triomphé des partis anti-mémoremdum européen et les récents déboires de la banque espagnole Bankia, le référendum organisé par l'Irlande prenait une importance singulière mais pas cruciale pour l'Union européenne (UE). Importance renforcée par le fait que l'Irlande est le seul pays a avoir choisi cette procédure de ratification. La vox populi irlandaise faisait figure de vote par procuration pour tous les Européens se plaignant de ne pas être consultés directement. Une réponse négative aurait non seulement été un mauvais signe envoyé aux prêteurs des pays de la zone euro mais il aurait apporté de l'eau au moulin des eurosceptiques.

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Christine Lagarde ne paie pas d’impôts. Et alors?

Comme il fallait s'y attendre les déclarations maladroites de Christine Lagarde Guardian ne sont pas tombées dans l'oreille d'un sourd et ont fait beaucoup de vagues. La patronne du FMI y déclarait en particulier que les Grecs auraient moins de difficultés au quotidien s'ils commençaient par payer leurs impôts, elle y confiait penser tous les jours "à ces petits enfants d'une école d'un petit village du Niger qui n'ont que deux heures de cours par jour je pense qu'ils ont davantage besoin d'aide que la population d'Athènes." 

Bien sûr, placer les problèmes que rencontre les Hommes sur une échelle des souffrances est stupide, il y a des compétitions qu'on aimerait ne pas gagner et on trouvera toujours plus malheureux que soit, je suis certain qu'il y a quelque part sur la planète des enfants qui souffrent encore plus que ces petits Nigériens. Mais sur le fond C. Lagarde a raison. 
 
D'abord dans le nom fonds monétaire international, il y a le mot internaltional qui nous rappelle que cet organisme a comme domaine d'intervention le monde entier et pas seulement l'Europe, même si le fait que son directeur général a toujours été un Européen et la focalisation des médias sur la crise que traverse la zone euro pourraient nous faire croire que cet organisme a comme vocation de ne s'occuper que du vieux continent.
Ensuite Madame Lagarde pointe du doigt le problème majeur de la Grèce, celui qui explique en grande partie ses problèmes financiers; La collecte de l'impôt est inefficace. Les plus riches grecs, c'est-à-dire les armateurs en sont exemptés de manière immorale mais tout à fait légalement, les religieux moins riches mais très nombreux ne paient pas non plus et le reste de la population fraudent massivement.
 

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Geuros: Billet sans retour pour la Grèce

Il y a trois manières de se séparer. La lâche consiste à mettre son conjoint devant le fait accompli, par exemple, en sacrifiant une journée de RTT pour emporter, avec l'aide d'un vieux pote, ses affaires de l'ancien nid d'amour vers une nouvelle destination.
La responsable est plus simple en apparence, on explique les yeux dans les yeux à son ancien amour que la flamme qui nous animait s'est éteinte et qu'elle s'est rallumée pour une autre personne.
La  méthode hypocrite demande beaucoup plus d'imagination et de maitrise dans son exécution, on dit qu'on a besoin d'un peu de recul pour pouvoir se ressourcer et que pendant cette période introspective on va aller vivre chez un ami. 

Aucune de ces trois méthode n'est dans l'absolue meilleure ou moins bonne qu'une autre, cela dépend des circonstances, du moment et de la personnalité de chacun des protagonistes.

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Détricotage de la zone Euro: mode d’emploi grec

Ce que Dieu a uni que l'Homme ne le sépare pas. La zone monétaire de l'Union européenne n'est pas une création divine, les pays qui y adhérent peuvent donc la quitter ou provoquer le départ d'un ou de plusieurs de ses membres sans craindre les foudres du Tout-puissant.
Contrairement à ce qui est souvent dit et répété, la possibilité pour un pays de quitter la zone euro existe et a toujours existé grâce à de deux principes fondamentaux du droit international; le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et le droit pour tout Etat souverain de dénoncer un traité international. Ce n'est d'ailleurs que du sens; peut-on imaginer qu'un accord vous lie à vie sans possibilité d'en sortir?
Le traité de Lisbonne qui date de 2007 n'a fait qu'organiser et codifier cette possibilité pré-existante. Appartenance à l'UE et zone euro sont un package, en adhérant à l'UE un pays s'engage à adopter à terme la monnaie unique et un pays qui désire quitter la zone euro ne peut le faire qu'en quittant l'UE (deux pays ont négocié une exemption, Royaume-uni et Danemark, mais cette option est définitivement interdite à tous nouvel entrant).

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